mercredi 25 juillet 2007
Terminator revient
Sarko renforce le contingent français au Tchad
Le canard enchaîné 25 juillet
Sarkozy est le sixième président français à intervenir militairement au Tchad. Autant dire que ses prédécesseurs, De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterand, et Chirac ne sont jamais parvenus à sortir de ce guêpier. Et pourtant, combien de chefs tchadiens leur ont dû une soudaine promotion à la tête de cet état malade, avant d’en être brutalement écartés ! Moralité : il n’y en a pas : le comportement de l’actuel patron du Tchad, Idriss Deby, installé au pouvoir en 1990 avec l’aide de la DGSE, ne déroge pas aux traditions locales : répression brutale, tortures et corruption.
Malgré cette sulfureuse réputation, Idriss Deby a eu droit à une séance de câlinothérapie à l’Elysée, le 19 juillet, Sarkozy voulait obtenir son accord pour le déploiement sur place d’une force européenne, afin de porter secours aux quelque 230 000 réfugiés soudanais du Darfour et aux 170 000 tchadiens qui ont fui les violences que connaît le pays depuis plus d’un an.
Quatre jours après la réception élyséenne du chef tchadien, les ministres européens des affaires étrangères décidaient, avec le soutien des Nations Unies, l’envoi sur le terrain d’une petite troupe de 2000 à 3000 hommes dont la plus grande partie sont des militaires français déjà présents au Tchad depuis fort longtemps. Mais il y a loin des bonnes parole aux actes : les soldats européens seront à la besoin d’ici septembre ou octobre prochain. D’ici là, il faudra penser au financement de cette expédition qui risque de durer longtemps…
Une guerre par procuration
Ce n’est pas tout. En attendant cet appui, le spectacle fourni par la France sur place ne fait pas relâche. Depuis près d’un an, obéissant aux ordres de Chirac puis à ceux de Sarkozy, les militaires français interviennent au Tchad contre les forces rebelles au président Deby. Aucun accord de défense pourtant, n’existe entre les deux états.
Pour quel résultat ? Tir au canon, largage de bombes par six Mirages F1-Ct basés à N’Djamena et une dizaine d’hélicoptères Puma sont souvent à l’œuvre, ravitaillés en vol encas de besoin. Mais cela ne saurait suffire, l’Elysée vient de porter à quelque 2 000 le contingent français. La feuille de route des officiers est d’une complexité remarquable.
Il leur est demandé de continuer à pratiquer une aide directe aux forces tchadiennes et aux services spéciaux d’Idriss Deby bien connus de la population pour leur incontestable amour des droits de l’homme. Deuxième mission, mener des opérations de renseignements pour le compte des troupes françaises et tchadiennes. Troisième mission, fournir du matériel et des instructeurs, y compris des membres de la DGSE, aux militaires et aux barbouzes du pays. Enfin, l’Elysée veut que ces militaires puissent intervenir le cas échéant dans d’autres opérations qui pourraient être conduites en Afrique Centrale, aux côtés de leurs collègues basés en Côte d’Ivoire, au Sénégal ou au Gabon.
« Les besoins de la petite armée tchadienne sont énormes » reconnaît-on à l’état major des armées à Paris. Des milliers de kilomètres de frontières avec le Soudan, la Libye et le Centrafrique. Mais toujours pas question d’avouer que la France fait la guerre à la place des tchadiens.
Ce ne serait pas très militairement correct…
La rupture avec Deby s'impose !
La crise de l'immobilier n'en finit pas d'affoler Wall Street
Une contagion de la crise de l'immobilier américain aux marchés financiers n'en finit pas de tourmenter Wall Street.
La douche froide a été sévère mardi: des fonds d'investissement Carlyle et Onex ont été éconduits par des banques créancières pour refinancer 3,1 milliards de dollars de crédits. Selon des sources proches du dossier, citées par le Wall Street Journal, ces banques ont décidé de "reporter" l'opération à un moment plus opportun.
Cette contraction du crédit sur le marché financier américain trouve son origine dans la crise des prêts hypothécaires à risques dits "subprime". Ceux-ci ont permis aux Américains fragiles financièrement d'accéder à la propriété mais beaucoup d'entre eux ne peuvent maintenant plus faire face à la hausse des taux de leurs prêts et sont acculés au défaut de paiement, fragilisant leurs créanciers.
Ces emprunts sont titrisés -- c'est à dire décomposés en de multiples titres financiers -- mais avec des taux d'intérêt importants ce qui permet à leurs détenteurs de réaliser de confortables plus-values si les créances sont honorées, et, à l'inverse, une perte d'ampleur en cas de défaut de paiement.
La semaine dernière, le président de la banque centrale américaine Ben Bernanke a mis en garde contre des "pertes importantes dues aux défauts de paiements sur ces emprunts", citant un montant compris entre 50 et 100 milliards de dollars.
La déroute fin juin de deux fonds spéculatifs de la banque d'affaires Bear Stearns spécialisés dans les crédit subprime avait déjà fait peur aux marchés.
La bulle immobilière à atteint ses limites : l’endettement maximum des emprunteurs
Côte d'Ivoire: manifestation à Abidjan contre la "déforestation accrue"
ABIDJAN (AFP) - 23/07/07
Plusieurs centaines de défenseurs de l'environnement ont manifesté lundi à Abidjan contre la "déforestation accrue" en Côte d'Ivoire, accusant des responsables ivoiriens d'être "complices des industriels" du bois.
A l'appel du Groupe écologique Côte d'Ivoire (Geci) et Ecologia, oeuvrant pour la préservation du patrimoine forestier national, ils ont organisé un sit-in devant un gratte-ciel de la capitale économique ivoirienne qui abrite le ministère de l'Environnement. Ils brandissaient des pancartes sur lesquelles étaient notamment inscrits les slogans "Peuple ivoirien, soyez vigilants, votre forêt se meurt" et "Danger à l'horizon, sauvons nos forêt".
"200.000 à 300.000 hectares de superficie forestière disparaissent annuellement par la faute de l'homme", avait dénoncé le président Gbagbo, lors d'une "journée de l'arbre" organisée vendredi dans son village à Mama (ouest). Le ministre ivoirien de l'Environnement, Daniel Aka Ahizi, particulièrement visé par les manifestation de lundi, avait appelé ses compatriotes à lutter contre la déforestation "en plantant au moins un hectare de forêt".
La Côte d'Ivoire, qui comptait 16 millions d'hectares de forêts dans les années 60, n'en compterait plus que 6 millions aujourd'hui, selon des chiffres officiels. Ces forêts renferment des bois précieux (iroko, acajou, bahia...).
La culture du cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial avec 40% des parts de marché, se pratique dans les zones forestières.
Record mondial pour l’inflation au Zimbabwe de Mugabe
La Tribune mercredi 25 juillet 2007
Zimbabwe: Mugabe maintient le gel des prix
Le gouvernement a ordonné le mois dernier une baisse d'environ 50% des prix, ce qui a entraîné des bousculades et une pénurie d'essence et des fournitures de base comme les allumettes, indispensables étant donné les coupures d'électricité et d'eau quotidiennes. Il s'agit de retrouver "la stabilité des prix", a déclaré le président Mugabe, qui accuse l'opposition soutenue par l'Occident de vouloir manipuler la population afin renverser son régime.
Il a chargé les élus de s'occuper de légiférer dans les domaines économiques, notamment du contrôle des prix, et de réaliser les changements constitutionnels et législatifs nécessaires dans la perspective des élections législatives et présidentielle prévues pour 2008. L'un des projets de loi prévoit que les Zimbabwéens possèdent 51% du capital des entreprises et sociétés du pays.
Au moins 3.000 cadres et chefs d'entreprise ont été arrêtés et sanctionnés par des amendes pour avoir gonflé leurs prix, participant ainsi au sabotage économique du pays.
L'inflation a officiellement atteint le taux annuel de 4.500%, le plus élevé du monde, mais des institutions financières privées l'estiment en réalité plus proche des 9.000% !
Un record dont se passeraient sûrement les habitants, pauvres victimes de cette sanglante dictature.
La nouvelle résolution de l'Onu sur le Darfour déplaît au Soudan
REUTERS : mardi 24 juillet 2007
La France et la Grande-Bretagne ont édulcoré un projet de résolution de l'Onu autorisant le déploiement de 26.000 hommes dans la région du Darfour, en écartant la possibilité de sanctions contre le Soudan en cas d'entrave au processus de paix.
Si l'abandon de cette disposition était l'une des demandes du régime de Khartoum, l'ambassadeur soudanais aux Nations unies, Abdalmahmoud Abdalhalim, a toutefois critiqué la nouvelle version du projet de résolution de l'Onu.
"C'est répugnant. La nouvelle mouture est encore pire que la première", a-t-il estimé.
Le projet présenté par la Grande-Bretagne et la France vise à déployer 26.000 hommes dans cette région aride du Soudan dans le cadre d'un accord consenti par Khartoum après des mois de tractations. Le coût de l'opération devrait avoisiner deux milliards de dollars la première année.
Sujet de discorde avec le régime de Khartoum, le projet de résolution nouvelle version fait toujours référence au chapitre VII de la Charte des Nations unies qui autorise les casques bleus à user de "tous les moyens nécessaires dans les zones de déploiement de ses forces" pour protéger ses troupes, faire respecter un accord de paix et confisquer les armes.
"La manière dont ils ont formulé cette résolution va déboucher sur un combat entre la force hybride et l'armée soudanaise", a dénoncé l'ambassadeur de Khartoum à l'Onu.
"Ils veulent délocaliser le scénario irakien chez nous", a-t-il ajouté.
Les experts estiment que 200.000 personnes au moins ont été tuées et plus de deux millions d'autres chassées de leurs foyers au Darfour depuis 2003. De leur côté, les autorités soudanaises parlent de 9.000 morts.
La devise des candidats à la Maison Blanche: «Amérique, enfants, famille»
20Minutes éditions du 24/07/2007
Oh my God! D’après une étude du Pew Research Center, les candidats à la Maison Blanche en 2008 préfèrent faire référence aux «enfants», à l'«Amérique» et à la «famille» dans leurs biographies de campagne. Et ils s'abstiennent d'évoquer «Dieu» et la «religion».
Le Pew Research Center a en effet examiné à la loupe les biographies postées sur leurs sites de campagne par les candidats républicains et démocrates ces dernières semaines. Et les mots «Etats-Unis», «Amérique» et «Américain» apparaissent 171 fois dans 19 textes. «Ces termes patriotiques sont encore plus populaires chez les candidats démocrates», relève l'enquête, qui ajoute que «les démocrates sont désireux de se présenter comme des patriotes».
Et Dieu aurait rencontré Bush ?
Cécilia superstar européenne
Le Monde 25 juillet
La presse internationale convient que la libération des infirmières et du médecin bulgares est un succès européen. L'union fait la force, estime le FT et la Bulgarie n'aurait pas réussi seule. Saluant le rôle de la France, il note que "ce n'est pas la première fois qu'un des leaders européens tente (...) d'accaparer un succès commun.
C'est une démarche égocentrique, mais l'ego est l'un des nombreux moteurs de l'UE." conclut le quotidien. Pour le Guardian, "l'entrée sans invitation" de Cécilia Sarkozy dans cette affaire a "probablement plus à voir avec la relation tumultueuse avec son mari" qu'autre chose. Le journal insiste sur les bénéfices engrangés - ce n'est pas la première fois - par le colonel Kadhafi sur la base d'une action tout à fait condamnable. Tout comme l'IHT pour qui le prix diplomatique est très élevé.
l’UEE (Union Européenne des égos) un vrai paradoxe !
Dominique de Villepin a quitté Tahiti pour Paris
La Tribune 25 juillet
Convoqué vendredi par les juges chargés de l'affaire Clearstream, Dominique de Villepin a quitté Tahiti mardi soir (mercredi 11h30, heure de Paris), après un séjour de 12 jours en Polynésie française et sera de retour en métropole jeudi matin, à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.
L'ancien Premier ministre n'a pas répondu aux questions des journalistes présents à son embarquement, arborant un visage souriant et bronzé.
L'ancien Premier ministre a passé douze jours de "vacances privées" avec sa famille en Polynésie française, avec pour seule apparition publique un spectacle culturel auquel il a assisté avec le sénateur UMP et chiraquien Gaston Flosse, qui l'accompagnait d'ailleurs à son départ à l'aéroport.
Sa plus grosse angoisse est certainement d’être aperçu en compagnie du multirécidiviste Gaston Flosse
La pacifiste américaine Cindy Sheehan arrêtée lors d'une action
NOUVELOBS.COM | 24.07.2007
L'égérie du mouvement anti-guerre aux Etats-Unis, dont le fils avait été tué en Irak, et 45 autre militants ont été arrêtés lundi au Congrès pour avoir refusé de quitter le bureau d'un parlementaire. Elle a confirmé qu'elle se présenterait contre Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des Représentants.
Réclamant la destitution du président George Bush et du vice-président Dick Cheney, Cindy
Sheehan et 45 autres opposants à la guerre en Irak ont été arrêtés lundi 23 juillet pour avoir refusé de quitter le bureau d'un parlementaire et le couloir attenant, ont annoncé les autorités. Avant que la police ne l'emmène, Cindy Sheehan, devenue militante après la mort en 2004 en Irak de son fils Casey, a annoncé ce qu'elle avait déjà laissé entendre, à savoir qu'elle briguerait un mandat parlementaire l'an prochain.
Début juillet, Sheehan avait fait savoir qu'elle se présenterait contre Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des Représentants, si cette dernière ne lançait pas une procédure de destitution visant Bush. Le Congrès, depuis peu aux mains des démocrates, a perdu en popularité en raison notamment de son incapacité à honorer sa promesse de retirer les troupes américaines d'Irak.
"La destitution. Maintenant"
Cindy Sheehan et les autres militants ont été évacués du Congrès après avoir refusé d'obéir à la demande de la police du Capitole qui souhaitait les voir quitter le bureau du parlementaire démocrate John Conyers, membre de la Chambre des Représentants, et le couloir attenant.
"Ce que nous voulons ? La destitution. Quand la voulons-nous ? Maintenant", ont chanté les opposants à la guerre, assis par terre dans le bureau de Conyers, à l'issue d'une entrevue privée
avec lui.
Une porte-parole de la police du Capitole a déclaré que les 46 protestataires étaient accusés de trouble à l'ordre public et qu'ils seraient sans doute libérés au bout de quelques heures.
Conyers avait évoqué une possible destitution de Bush il y a plus d'un an, alors que les républicains dominaient le Congrès.
Quand Cindy Sheehan et son groupe sont arrivés au Capitole, ils ont trouvé sur place des partisans de la guerre dont l'un portait une pancarte proclamant que "les patriotes veulent la victoire en Irak".


