lundi 23 juillet 2007
ANNEES FRIC, ANNEES TRIQUE
de Françosie Simpère
On nous fait avec le travail le même coup qu’avec l’argent dans les années 80. Je m’explique : vers
1983/84, après trois ans de gauche au pouvoir, les medias commencèrent
à écrire des choses du style : « Pour sortir de la crise, il faut
réhabiliter l’argent et l’entreprise, seule créatrice de richesses. »
La gauche y était évidemment accusée de dévaloriser l’argent et
l’entreprise, ce qui est faux. Qui demande des
augmentations de salaires, si ce ne sont les syndicats de gauche ? Qui
a été le ministre des finances le plus apprécié des entreprises ?
Pierre Beregovoy, dernier ministre issu de la classe ouvrière…
Mais
au lieu d’expliquer qu’elle ne dénigrait pas l’argent en soi, mais le
creusement des inégalités et la constitution de fortunes stériles
(l’argent capitalisé non réinvesti dans l’économie est stérile pour les
nations), au lieu de défendre l’idée que le libéralisme doit être
régulé par l’Etat pour ne pas devenir sauvage, ce que soutenait
d’ailleurs le général de Gaulle lui-même, la gauche, complexée face à
l’économie et persuadée qu’en la matière la droite est plus compétente,
se mit à courtiser celle-ci. Et dans la
La suite, on la connaît : l’argent, nécessaire et utile quand il est un outil et non une fin en soi, est devenu l’unique objectif des économies néolibérales. A savoir que produire, donner du travail et améliorer le niveau de vie n’est plus la priorité, la seule priorité est d’augmenter les profits et de capitaliser. Avec toutes les conséquences nuisibles au niveau social, environnemental et humain d’une telle conception.
Remplacez argent par travail et vous avez le même phénomène aujourd’hui. La droite clame qu’il faut « réhabiliter le travail », elle qui ne cesse de vouloir faciliter les licenciements et réduire le niveau de rémunérations, ce qui est à l’inverse d’une action de réhabilitation. Elle accuse la gauche d’avoir dévalorisé le travail « avec les 35h », source de tous les maux (avec mai 68 J !!!) .
Rappelons que les 35h ont été instituées pour permettre l’embauche au nom d’un calcul simple : si un travail occupe 8 salariés à 39h par semaine, en réduisant la durée hebdomadaire à 35h, on pourra embaucher une 9è personne. L’erreur de la gauche a été de généraliser le système à toutes les entreprises alors qu’il est évident qu’en dessous de 8 salariés, le passage aux 35h ne permet pas d’embaucher et gêne considérablement l’organisation du travail.
L’autre
erreur a été d’imaginer que les entreprises joueraient le jeu et
qu’elles utiliseraient les aides octroyées par le gouvernement
(l’équivalent de 17 milliards d’euros) pour embaucher. Au lieu de cela,
les grosses entreprises- qui d’ailleurs sont ravies des 35h !- ont
négocié avec les salariés un gel de leurs salaires pour deux ou trois
ans contre l’instauration des 35h, elles ont maintenu, voire accru les
objectifs économiques et n’ont pas ou très peu embauché. Résultat : les
salariés en place s'épuisent à essayer de faire en 35h ce qui était
prévu pour 39h et dépassent très souvent le temps légal. A
l’hôpital, le cumul d’heures supplémentaires non payées et non
récupérées crée une situation explosive qui n’existerait pas si les
embauches nécessaires avaient été faites…
Le
résultat est tragique : une dizaine de suicides chez Renault, Peugeot,
EDF, en quelques mois, des cadres anéantis par des objectifs
impossibles à tenir, laminés par des ambiances inhumaines. Un rapport
parle de 19 dépressions chez IBM, de plusieurs tentatives de suicides.
Plus de 400 suicides par an seraient directement liés au travail. Sans
parler des vies gâchées par le surmenage, de
tous ceux qui veulent se persuader pour excuser leur carence familiale
qu’ils travaillent pour leur femme et leurs enfants, et se trouvent
tout démunis quand la femme les quitte ou que les enfants « tournent
mal » faute de présence parentale.
Impossible
de faire autrement face à la mondialisation et la « loi du marché »
présentée comme une loi quasi biologique ? Evidemment pas. Tout modèle
économique relève de choix politiques et humains. Comme le dit très
bien dans « le Monde »
« Il n'y a pas de guerre économique. Dans nos pays, de l'argent, on n'en a jamais eu autant que maintenant. La France n'a jamais été aussi riche. Ce n'est pas le manque de moyens qui nous empêche de faire des efforts et des progrès dans l'organisation du travail. Ce qui manque, c'est une volonté politique, capable de remettre à plat des processus qui sont en train de créer une casse sociale sérieuse. Les suicides en entreprise, de plus en plus nombreux, sont un signal d'alarme inquiétant sur la pérennité du système. »
Au lieu de se complexer une fois de plus face à la droite ô combien décomplexée, la gauche doit clamer haut et fort que la valeur du travail, c’est de permettre à tout travailleur de vivre décemment avec ce qu’il gagne et donc d’augmenter les plus bas salaires, de s’épanouir dans ce qu’il fait et donc de ne pas ériger le stress au travail comme méthode de management. D’envisager l’avenir et donc de ne pas être en permanence menacé par la précarité…
Pour quelques morts de la vache folle ou de la listériose, pour un simple soupçon de grippe aviaire, on ferme des usines et des élevages jusqu’à ce qu’ils prouvent que tout danger est écarté. J'aimerais assez qu’on ferme Renault, Peugeot, etc… jusqu’à ce que ce que l’organisation mortifère qui y règne soit supprimée !

© http://fsimpere.over-blog.com/
Harry Potter déja en France

Scandale en Belgique: l'aspirant Premier ministre a confondu Marseillaise et Brabançonne
Metro/ (AFP) le 23 juillet
La presse belge faisait lundi matin sa Une sur la "bourde" d'Yves Leterme, le dirigeant du parti chrétien-démocrate flamand (CDV) chargé de former le gouvernement belge, qui a confondu volontairement ou non l'hymne national "La Brabançonne" avec "La Marseillaise".
"Leterme chante faux" titre le quotidien francophone Le Soir, tandis que le populaire La Dernière Heure affirme "Leterme: Trop c'est trop", et publie un sondage selon lequel l'homme fort de la Flandre et ses alliés du petit parti indépendantiste flamand de la NVA "inquiètent les francophones".
Dans un commentaire, Le Soir estime que "ce n'était pas une blague belge", mais "on pourrait craindre que ce soit un message subliminal aux francophones".
L'affaire s'est corsée cependant lorsque la RTBF lui a ensuite demandé d'entonner l'hymne belge, et que M. Leterme, a commencé avec "Allons enfants de la patrie", l'air révolutionnaire français.
Le reporter de la RTBF lui demandant s'il en était sûr, le futur Premier ministre belge a répondu: "Oh, je ne sais pas".
Par la suite, devant l'insistance des médias francophones à revenir sur le sujet, M. Leterme a lâché avec énervement ce week-end: "J'ai autre chose à faire que ces foutaises. Je crois qu'ils me cherchent. Qui me cherche le paiera tôt ou tard".
Après les élections du 10 juin où son parti le CDV, associé au petit parti indépendantiste de la NVA, a remporté 30 des 150 sièges de la Chambre des représentants, M. Leterme a été chargé le 15 juillet par le roi Albert II de former le gouvernement.
Son image avait déjà été mise à mal par une interview accordée au journal français Libération avant les élections, dans laquelle il avait déclaré que "la Belgique n'est pas une valeur en soi" et que les francophones belges ne semblaient "pas en état intellectuel" d'apprendre le flamand.
Or, les négociations que M. Leterme entame cette semaine risquent de buter sur les aspirations des néerlandophones à un nouveau transfert de pouvoirs en faveur de la Flandre (nord) auquel les francophones de Bruxelles et de Wallonie (sud) sont a priori hostile.
La Belgique francophone va rejoindre l'empire français ?
En France, menace sur le prix de la baguette
Libération: lundi 23 juillet 2007
Il faudrait le prendre comme une fatalité : le prix de la baguette doit augmenter au retour des vacances. Hausse du cours du blé oblige.
«Fumisterie !», s’indigne un producteur de blé qui rappelle que dans le prix de la baguette, seul 0,034 centime vient du blé, soit 4,2 % du prix payé par le consommateur. La main-d’œuvre et les charges représentent l’essentiel du prix. Une hausse d’un centime suffirait à compenser l’augmentation de la matière première, confirme un boulanger, qui anticipe une anarchie totale à la caisse. «Comment augmenter seulement d’un centime ? Imaginez le bazar pour rendre la monnaie. Chaque boulanger fera à sa guise, le plus souvent en augmentant de cinq centimes.»
Un coût de la baguette magique !
En direct du ministère de la Crise du logement
Libération 23 juillet
Trois associations, des artistes et huit familles se sont installés fin décembre au 24 rue de la Banque, dans le IIe arrondissement parisien. Le 11 janvier 2007, ce bâtiment de 1000 m2 donnant sur la Bourse est devenu le «ministère de la Crise du logement». Carnet de bord des occupants.
Logeons les étudiants... puisque l'Etat ne le fait pas
Entre maison et le boulot, le matin, levez la tête ! Vous permettrez à un étudiant en galère d'enfin trouver un logement décent... Si vous apercevez un bâtiment aux vitres sales ou ouvertes, bref qui a l'air inoccupé, rendez vous ici pour le recensement par Jeudi Noir et MACAQ des bâtiments vides (bureau ou logement).
«D'accord mais à quoi ça sert ??», me direz-vous. Rien de moins qu'à pointer l'un des gros problèmes de la jeunesse actuellement : le manque criant de logements, et, conséquemment, leur prix hallucinant.
En septembre, nous ouvrirons les meilleurs de ces bâtiments (les plus salubres, les mieux situés, voire les plus symboliques...) et en ferons des résidences universitaires. Mais du genre haut de gamme ! Wifi dans tout le batiment et tout confort avec clés aux portes, etc.
Si l'Etat ne fait rien pour les 350 000 étudiants boursiers ou tous ceux contraints de travailler pour financer leurs études et leur loyer, nous montrerons l'exemple...
Evidemment le but c'est de frapper les esprits... Si des associations arrivent à loger des étudiants de manière décente dans des bâtiments vacants, pourquoi l'Etat ne serait-il pas en mesure de le faire ?
Pour rappel, 10,3% des logements de Paris sont vacants, et on comptabilise 2,6 millions de mètres carrés de bureaux vides. 2,6 millions. C'est quoi la taille de votre studio, de votre chambre ? Non à l'arithmétique facile, évidemment, mais quand même, 2,6 millions...
Alors que les prix de l'immobilier ont doublé en 10 ans, que les taux d'emprunt flambent et que les agents immobiliers redoutent le krach, on ne s'est toujours pas penché sur la question du logement vacant. Et pourtant en maniant la carotte et le bâton, soit l'incitation à louer et la taxation des logements vacants voire la menace de la réquisition, l'Etat pourrait mobiliser ce parc en jachère et faire en sorte qu'il soit remis sur le marché. Histoire de patienter en attendant que tout le monde soit propriétaire... même les étudiants!
Attention par contre : on s'en prend plutôt à l'institutionnel. Par exemple le CIC, qui gardait le bâtiment de la place de la Bourse au chaud et en jachère depuis 3 ans... Jusqu'à ce que nous le réquisitionnions pour en faire le «ministère de la crise du logement», et que le groupe accepte de vendre son bâtiment à l'OPAC pour en faire des logements sociaux. (Victoire !)
Mais pas question de faire du tort à un particulier, nous visons bien les groupes qui se passent délibérément de loyers, pour compter sur la pénurie et la spéculation.
La CIA autorisée à torturer sous conditions
Le président Bush a signé un décret, vendredi, pour «couvrir» les services.
PHILIPPE GRANGEREAU Libération lundi 23 juillet 2007
La CIA peut continuer de torturer, cette fois légalement. Vendredi soir, en réaffirmant son «droit à interpréter le sens et l’application des conventions de Genève», le président George W. Bush a émis un «ordre exécutif» dont une partie est secrète. Le premier volet stipule que l’agence de renseignements, qui opère selon des règles beaucoup plus obscures que celles régissant les forces armées, doit respecter au moins l’un des articles (le troisième) des conventions. Celui-ci interdit «les traitements cruels, inhumain ou dégradants». Le directeur de la CIA, Michael Hayden, a assuré que cet article serait «bien sûr respecté pendant les interrogatoires et la détention de terroristes par la CIA».
Rédigé dans un jargon équivoque, presque kafkaïen, le décret prohibe «les actes volontaires et atroces d’abus commis dans l’intention d’humilier ou de dégrader de manière si grave que toute personne raisonnable, selon les circonstances, les jugerait en dehors des limites de la décence humaine». Le décret répond à une décision de la Cour suprême l’an dernier, qui avait contredit l’assertion de l’administration Bush, selon laquelle les conventions de Genève ne s’appliqueraient pas aux «combattants ennemis illégaux».
Les protestations européennes avaient conduit Washington à annoncer, en septembre 2006, le transfèrement de «tous» les prisonniers détenus clandestinement de par le monde, dans le camp-prison de Guantanamo Bay, à Cuba. Mais ce programme de détention secret n’a pas été remisé. Les agents de la CIA, redoutant d’éventuelles poursuites judiciaires, avaient exigé une «légalisation» de leurs pratiques. Le décret de vendredi y pourvoit, s’est réjoui Hayden. «Nous pouvons désormais nous concentrer sur notre travail vital.»
Toujours la loi du plus fort ! Pollution, droits de douanes, commerce, armements, droits humains, les US ignorent toutes les conventions internationales...
Henri Guaino relance la TVA sociale
Libération lundi 23 juillet 2007
Henri Guaino, conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy, défend la «TVA sociale», dans un entretien au Monde daté de dimanche-lundi, estimant que «ne pas l’étudier sérieusement serait irresponsable».
«C’est une piste qu’on ne peut pas s’interdire d’explorer ou alors il ne faut plus pleurer sur les délocalisations ou sur le fait que l’emploi soit la variable d’ajustement de l’économie», fait valoir Henri Guaino. «Chacun doit avoir l’honnêteté de reconnaître que, si l’on taxe le capital ou le travail, ils s’en vont et que la taxation de la consommation peut être une partie de la solution pour faire face au dumping fiscal et social de certains pays», ajoute-t-il.
Pas d’autre choix qu’il vous dit !
Les indices du bonheur : une recherche en sciences humaines
Les indices du bonheur : une recherche en sciences humaines
Christophe ALIX Libération 14 juillet 2007
Qu'est-ce qui rend les gens heureux ? Des chercheurs en économie tentent de mesurer le bonheur et ses composantes. Leurs travaux inspirent déjà des innovations sociales et politiques.
C'est un déferlement. Une profusion d'indicateurs statistiques le sonde, des conférences en débattent aux quatre coins de la planète et des politiques sont même menées en son nom. Longtemps snobé, abandonné aux manuels insipides de développement personnel, le bonheur est devenu en quelques années une tête d'affiche des sciences humaines. L'objet d'une discipline scientifique à part entière, qui a même ses «professeurs de bonheur» dans les grandes universités, ses instituts chargés de dresser sa cartographie planétaire et ses milliers d'articles de recherche. Le bonheur a même sa revue scientifique, le Journal of happiness studies. Celui-ci rayonne depuis l'université de Rotterdam, aux Pays-Bas, et son directeur Ruut Veenhoven est connu pour avoir mis au point un indice de BNB ou «bonheur national brut», qu'il calcule pour 95 pays.
Equation. Ironie de l'histoire, le bonheur fait irruption alors que le monde globalisé a renoué avec une croissance, certes inégale mais très soutenue, de la richesse produite. Seulement voilà, réplique Ruut Veenhoven, qui a mis le bonheur en équation, «la croissance économique n'est pas susceptible d'ajouter considérablement au bonheur» . Le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria l'a reconnu la semaine dernière à Istanbul, où l'organisation avait réuni plus de mille économistes et statisticiens pour réfléchir à l'intégration dans les indices économiques de la notion de bien-être. «La mesure du progrès ne peut se réduire au PIB par tête» , a-t-il dit, avant de citer Robert Kennedy qui dès les années soixante déclarait que «le PIB mesure à peu près tout sauf ce qui rend la vie digne d'être vécue» . Cet hédoniste pensait sans doute à son bonheur personnel, mais pas encore à l'environnement...
En germe dès les années 70, cette mesure de la qualité de la vie a d'abord donné lieu ces vingt dernières années à une floraison de nouveaux indicateurs de santé, d'éducation et de développement humain. Cette mesure du bonheur donne maintenant corps à de méga-enquêtes croisant des données subjectives, comme les sondages et les interview, et objectives comme l'espérance de vie, le PIB ou la scolarisation. Il en ressort des palmarès des pays où l'on vit heureux !
Décalage. Fait remarquable, ces classements du bonheur mondial sont souvent en décalage avec ceux de la performance économique. Selon la carte du bonheur établie par des chercheurs de l'université de Leicester en Angleterre, le Danemark est numéro un mondial devant la Suisse, et le Zimbabwe et le Burundi ferment la marche. Mais le plus surprenant est de voir le petit royaume himalayen du Bhoutan, aux 1321 dollars (environ 958 euros) par tête et par an, pointer à la huitième place, très loin devant les Etats-Unis, 23e, ou la France, modeste 62e. Outre qu'il conforte les arguments de ceux qui considèrent que le confort matériel et financier intervient peu dans la perception de notre bonheur, l'excellent résultat de ce pays aux 700 000 âmes semble venir couronner la politique très «happy-compatible» mise en place par le roi Jigme Singye Wangchuck.
Dès 1972, ce bouddhiste a fait de la croissance du «bonheur national brut» sa priorité, devant la croissance du PIB qui a atteint 14 % l'an dernier. «Ce que j'ai préféré au Bhoutan, c'est qu'ils mesurent l'état de leur pays à travers le bonheur, pas en dollars» , a déclaré tout éberluée l'actrice américaine Cameron Diaz, de retour du royaume, sur MTV. A l'instar du très populaire roi de Thaïlande Bhumibol, qui voudrait convertir ses sujets à sa philosophie de la «suffisance économique» et qui accueillera en novembre la troisième «conférence internationale du bonheur national brut», le monarque bhoutanais accorde beaucoup d'attention à son taux de scolarisation ou à la santé, gratuite.
Modes de vie. Les gouvernements occidentaux pourront-ils suivre un jour une voie similaire en accordant eux aussi la priorité à leur BNB ? «Nous allons voir l'émergence de politiques des modes de vie» , pronostiquait récemment dans la revue New Scientist David Helpern, un ancien conseiller de l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair connu pour avoir rédigé en 2002 la première note ministérielle du pays sur «l'objectif politique d'augmentation du bonheur» .
«Mais nous ne devons pas être naïfs, conclut-il, nous avons encore besoin d'une forte économie.»
Pas sûr. Faudra compter avec les tous naïfs…
Deux Français sur trois, l’Ifop et le JDD sont tous satisfaits de Nicolas Sarkozy
Libération lundi 23 juillet 2007
Les Français sont 66 % à être satisfaits de Nicolas Sarkozy comme président de la République (65 % en juin) selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche. 30 % seulement des personnes interrogées se déclarent mécontentes de Nicolas Sarkozy. C’est chez les 18-24 ans (53 %) et les cadres supérieurs (58 %) que le chef de l’Etat est le moins populaire. 41 % des sympathisants socialistes sont néanmoins satisfaits du président de la République.
En revanche, la popularité du Premier ministre recule de 5 points en un mois à 56 % de satisfaits et 34 % de mécontents. Sondage réalisé par téléphone du 19 au 20 juillet sur un échantillon de 935 personnes.
Signez la pétition pour une diffusion quotidienne des sondages, après les infos du soir, entre la pub et la météo ….
Rasmussen et le Tour des miracles
Par MICHEL HENRY Libération lundi 23 juillet 2007 (extraits)
Devenu spécialiste inattendu du contre-la-montre samedi, le Danois en jaune est redevenu grimpeur hier pour distancer les favoris dans les Pyrénées. Il lui reste six jours pour apprendre à sprinter.
Les télés allemandes ARD et ZDF ont tort de préférer Inspecteur Derrick au Tour de France : il s’y passe des choses palpitantes. Des miracles. On voit qu’on s’approche de Lourdes. Michael, le Danois de la Rabobank, était grimpeur. Le voilà subitement devenu rouleur, samedi, à Albi. Il finit avec les meilleurs dans le contre-la-montre, alors que, d’habitude, il se noie dans ce genre d’exercice. Bientôt, il va marcher sur l’eau.
L’Espagnol Contador, dauphin du maillot jaune est aussi un miraculé : en 2004, il a subi une rupture d’anévrisme sur le tour d’Asturie. On lui a découpé le front. Il peut rechuter à tout moment.
Mais qu’ils se dépêchent : le maillot jaune prodige Rasmussen a l’âge du Christ quand il est mort. Samedi, le speaker du Tour s’émerveille : «Quand on porte le maillot de leader, on a un supplément d’âme.» L’UCI (Union cycliste internationale) ajuste ses lorgnons. Jusqu’à quel taux le «supplément d’âme» sera-t-il autorisé ? 50 % ? Au-dessus, il faut tirer la sornette d’alarme.
Boulet. Rasmussen au top, voilà pourtant qui chiffonne les patrons du Tour, il a été viré, fin juin, de son équipe nationale. Pour rattraper le coup, le Tour espérait que le Danois craquerait dès samedi. Raté. Il est toujours là, rayonnant en favori solide, avec ses casseroles en alu qui tintinnabulent. Et on rêve déjà : dimanche, sur les Champs-Elysées, Rasmussen, en jaune, qui gagne le sprint massif. Car il va devenir sprinter d’ici là. Oui, Michael, tu peux le faire. Tu es devenu rouleur en trois jours, il t’en reste six pour maîtriser le sprint. C’est possible, car la farce est avec toi.
Autre miracle, mais temporaire, celui de Vinokourov, samedi. Le Kazakh préparé par l’excellent docteur Ferrari a largué tout le monde sur les 54 km du contre-la-montre, à une moyenne dingue sur route glissante (48,6 km/h). Vinokourov court avec quinze points de suture à chaque genou depuis sa chute, le 12 juillet. Avec ça, le pékin moyen souffrirait même en jouant au bridge. Pas Vino. Question, samedi : «Il y a deux jours, vous n’arriviez presque pas à marcher dans votre hôtel, comment avez-vous fait pour récupérer ?» Réponse : «J’étais beaucoup souffert. Docteur a fait bon travail dans hôpital. Je viens du Kazakhstan. Peut-être un coureur d’Europe aurait déjà abandonné.» Mais Gengis Khan du 53x12 lui jamais renoncer !
Quant à Christophe Moreau (AG2R), il a trois quarts d’heure dans la vue. Pour se remettre, le champion de France va décompresser dans la grotte, à Lourdes. Avec Bernadette Soubirous. Elle aurait décidé de se lancer dans le vélo.

