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dimanche 22 juillet 2007

Jacques Chirac rattrapé par les affaires

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Dessin de Chaunu paru dans Ouest-France dimanche du 22 juillet

Posté par werdna à 15:07 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Des listes noires de mauvais payeurs discrètes et illégales

Florence PITARD Ouest-France dimanche 22 juillet

Avec les listes noires, les mauvais payeurs sont suivis à la trace dans de nombreux domaines : banque, immobilier, téléphonie mobile, location de voiture.

Les listes noires de mauvais payeurs, déjà très utilisées par les banques et les opérateurs de téléphonie mobile, font leur apparition en matière de logement. Certaines sont illégales, et la Cnil s'en alarme.

Initiées par des sociétés qui ont flairé le bon filon, de telles listes noires se développent, en particulier sur Internet. Ainsi, les commerciaux de la société incriminée avaient fait le tour des agences immobilières de la Région parisienne afin de récupérer des informations sur les mauvais payeurs. La société proposait ensuite aux agences, moyennant finances, d'avoir accès à cette liste, publiée sur son site Internet.

« Ces listes ne sont pas illégales sur le principe, dit Guillaume Desgens, responsable à la direction juridique de la Cnil. Mais elles le deviennent si elles ne respectent pas des procédures strictes. D'abord, elles doivent être autorisées par la Cnil. Ensuite, les personnes doivent être prévenues de leur fichage. Elles peuvent ainsi vérifier si c'est à tort ou à raison qu'elles sont fichées et demander d'éventuels rectificatifs. » Enfin, les informations doivent être mises à jour. « Quand la personne a réglé son impayé, elle doit disparaître du fichier. » Ces obligations, la société mise en cause ne les respectent pas toujours.

Et la mode des listes noires n'est pas près de passer. « Nous sommes dans une société qui, de plus en plus, essaie de gérer le risque. » La Cnil doit donc être de plus en plus vigilante. Le fichage marche bien dans le secteur bancaire. Cette année, la Cnil a condamné le Crédit agricole, le Crédit lyonnais et la Banque des Antilles françaises pour avoir abusivement inscrit des clients au fichier des mauvais payeurs de la banque de France. Il marche aussi, et c'est moins connu, chez les loueurs de voitures, qui constituent des fichiers de clients n'ayant pas rendu leur voiture, par exemple. Et encore chez les opérateurs de téléphonie mobile, qui se communiquent les informations. Fiché chez l'un, il y a des risques que le mauvais client ne puisse plus prendre un abonnement chez les autres.

Posté par werdna à 14:41 - Logement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un patron du bâtiment lourdement condamné pour travail illégal.

Gilles KERDREUX et Samuel NOHRA. Ouest-France 33 juillet

Trois ans de prison, dont la moitié avec sursis, pour le PDG de Cardinal. Il avait travaillé avec des sous-traitants adeptes du travail illégal. Il fait appel.

Trois ans d'emprisonnement dont dix-huit mois avec sursis, 45 000 € d'amende, trois ans d'exclusion des marchés publics et cinq ans de privation des droits civiques. L'ambiance était lourde, hier, à la Cité judiciaire de Rennes lors de l'annonce de la condamnation d'Yves Cardinal, 51 ans, PDG du groupe de bâtiment et travaux publics du même nom. Qui fait appel

Cette holding est l'une des plus grosses de l'Ouest. Elle emploie près de 500 salariés et elle est présente, notamment, dans de nombreux chantiers publics.

Les sous-traitants condamnés

On reproche à son PDG, comme à son bras droit Pascal Renimel condamné à la même peine, d'avoir délibérément et régulièrement travaillé avec des sous-traitants, majoritairement de la communauté turque, employant des salariés non déclarés ou en situation irrégulière. Le tribunal correctionnel les a également déclarés solidaires de leurs sous-traitants pour tout ce qui n'a pas été payé aux organismes publics ou aux ouvriers.

Une facture qui pourrait être très élevée puisque vingt et un sous-traitants comparaissaient aux côtés des dirigeants de la société Cardinal. Ces sous-traitants ont été condamnés à des peines de prison avec une partie ferme allant de deux à six mois, des amendes de 1 500 à 10 000 € et des interdictions de cinq ans de diriger une entreprise.

Ce verdict est lourd puisque l'accusation avait requis deux ans de prison dont un ferme. Il prouve en tout cas que la défense d'Yves Cardinal n'a pas convaincu. Il avait soutenu l'idée que c'est à l'autorité publique de veiller à ne pas laisser n'importe qui s'installer comme entrepreneur.

« En pleine connaissance de cause »

Les juges, dans les motivations du jugement, ont répondu que les dirigeants « avaient recours à leurs services (des sous-traitants) en pleine connaissance de cause. » Bref, qu'ils ne s'étaient guère souciés de ces questions. Il y avait également d'autres « nombreuses pratiques professionnelles douteuses au sein du groupe. » La condamnation est aussi à la hauteur de l'enquête qui, en quelques mois, en 2003, avait révélé sur trente-deux chantiers la présence de 79 ouvriers non-déclarés dont 25 en situation irrégulière.

À l'annonce du jugement, les soutiens d'Yves Cardinal ont laissé éclater leur colère devant la salle d'audience. « Ce professionnel a été condamné pour l'exemple », clamait par exemple Pierre Poisson, le maire de Mernel où est situé le siège du groupe. Réaction opposée à l'entrée de la Cité judiciaire pour le responsable national de la CGT bâtiment, Éric Aubin : « C'est un message adressé aux fédérations patronales pour qu'elles arrêtent de fermer les yeux. ».

Dehors, quelques ouvriers turcs hésitaient entre crainte de perdre leur emploi et espoir de voir leurs conditions de travail s'améliorer. « Je sais bien, témoigne l'un deux, que je travaillais pour deux fois moins cher, mais j'avais besoin de travailler. »

Posté par werdna à 14:40 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

José Bové annonce de nouvelles actions anti-OGM

Ouest-France 22 juillet

Lors de l'assemblée générale des faucheurs volontaires à Riec-sur-Belon (Finistère), José Bové a annoncé que « des actions aux formes multiples vont continuer et s’intensifier, dont des actions de fauchage dans les champs. Ça fera partie des joies de l’été ». Les anti-OGM demandent au gouvernement la mise en place d’un « moratoire » pour les cultures OGM en plein champ, avant la floraison du maïs, en raison « d'un risque de pollinisation et de pollution généralisée sur le territoire ». Le collectif des faucheurs a annoncé une action dans l’Ouest dès lundi matin.

Posté par werdna à 14:39 - >>> Résistances <<< - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Christine Lagarde voit des paresseux partout.

"Il faut cesser de penser et se retrousser les manches." Après son discours, elle a gagné un surnom : « l’Américaine »

Jérôme Canard La canard enchaîné n° 4525 du 18 Juillet 2007

Le premier ministre, encore sous le choc a dû en convenir : Elle n’a pas un style vraiment populaire, quand même … » François Fillon commentait ainsi, le 12 Juillet, devant quelques proches, la mémorable prestation de sa ministre de l’Economie Christine  Lagarde. Laquelle venait de présenter, deux jours plus tôt à l’assemblée le fameux projet de loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (Tepa ) Une envolée à l’américaine qui a m^me laissé sur place son très libéral sous-ministre au Commerce extérieur, Hervé Novelli. Il confiait avoir été « très surpris » du ton de « la patronne »

Quand à l’intéressée, elle l’a admis : « Je sais que j’ai commis quelques petites  maladresses, mais je ne recommencerai plus » Il faut dire que le 10 Juillet, face aux députés, Lagarde n’y est pas allée avec le dos de la petite cuillère en argent …

Ainsi les français l’ignoraient : le travail c’est rien que du bonheur ! Ils doivent cette révélation à la ministre qui leur a ouvert les yeux dans son discours philosophico-politique sur la « valeur travail », aussi historique que délirant. Depuis des siècles, en effet, on leur mentait. La faute, en gros, aux fainéants, aux gauchistes, et à « quelques bobos à la mode », a t-elle dit, qui le dénigrent, selon une bonne vieille « tradition française du mépris qui trouve sa source dans l’Ancien régime ». Tradition qu’ « on retrouve au XIX è siècle chez de nombreux auteurs Paul Lafargue dans son livre ‘’ Le droit à la paresse ’’   recommande à l’homme de ne travailler que trois heures par jour, et de passer le reste du temps à fainéanter et bambancer » s’est aussi indignée la patronne de Bercy. Et le dernier avatar de ce droit à la paresse, c’est la loi des 35 heures, ultime expression de cette tendance historique à considérer le travail comme une servitude » ! L’ouvrier qui trime n’a jamais compris sa chance …

Et la ministre, déchaînée, de s’en prendre joyeusement après Tocqueville et Mirabeau, au sage Confucius, qui conseillait, il y a bien longtemps : « Choisissez un travail que vous aimez, et vous n’aurez plus à travailler un seul jour ». Toutes ces subtilités ont échappé à la femme de ménage ou à la caissière de supermarché

Ce n’est pas le cas de la Ministre Christine Lagarde, et pour cause : cette grande prêtresse de l’économie mondiale est un peu déconnectée du terrain. Elle oublie de le rappeler dans ses discours, mais avant de revenir en France en 2005, comme sous-ministre au commerce extérieur de Villepin, puis de rejoindre Bercy deux ans plus tard, sa connaissance du monde du travail s’est forgée dans les milieux d’affaires américains et les salons VIP internationaux. Et moins sur les chaînes de montage automobiles.

Pour mémoire, C. Lagarde a effectué la majeure partie de sa carrière comme avocate au cabinet Baker & Mac Kenzie de Chicago, l’un des plus gros de la planète, où elle est entrée à 25 anss en 1981. Dès 1991, elle en est devenue « avocat associé », un statut qui l’a sûrement poussée, dans on laïus du 10 Juillet, à lancer cette jolie formule : « Une feuille de paie est le plus sûr garant de la paix … » Aux Etats Unis, C. Lagarde avait effectivement la paix : dans un cabinet comme Baker & Mac Kenzie, la rémunération annuelle d’un avocat associé va du million au million et demi de dollars.

A Chicago, par la suite, C. Lagarde est montée en grade Elle a pris la tête de ce cabinet de 1999 à 2004. Du coup « le Canard » a sollicité la « chief exécutive » de Bercy pour connaître son salaire à cette époque. Elle nous a juré qu’elle n’émargeait alors qu’à « 800 000 dollars, soit quelques 600 000 euros » Ca rapproche tout de suite des travailleurs. Et on mesure le sacrifice qu’elle a consenti en condescendant à devenir ministre en France.

Enfin, la ministre a regretté aussi que la France soit « un pays qui pense, alors qu’il faut cesser de penser, de tergiverser et se retrousser simplement les manches ». Pourtant, elle-même pensait naguère. Dans sa réflexion étasunienne, elle a compté parmi les membres actifs du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) de Washington.  Autrement dit un puisant cercle de réflexion euro atlantique, truffé de businessmen et de barbouzes, où l’on cogite beaucoup, mais plutôt en faveur des intérêts militaires américains …

C’est  simple, le 14 Juillet, devant des journalistes, Sarko 1er était en extase, en évoquant sa protégée : « C’est la meilleure ministre qu’on ait jamais eue aux finances. Elle bat tous les records ! » Sur ce dernier point, on peut difficilement lui donner tort.

Posté par werdna à 12:56 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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