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mardi 17 juillet 2007

La caravane UMP passe le col du Galibier

sarko

Posté par werdna à 19:53 - Train de vie de l'Etat - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Dalaï Lama en France l'an prochain, du 15 au 20 août 2008 à Nantes

Anoek de Groot AFP/Archives ¦ 20 minutes 17 juillet

Le Dalaï Lama, chef temporel et spirituel du bouddhisme tibétain, va donner cinq jours d'enseignements à Nantes du 15 au 20 août 2008, annonce mardi dans un communiqué l'association Océan de Sagesse qui organise cette visite.

dalai01 Le Dalaï Lama est considéré comme un grand maître de toutes les traditions du bouddhisme et consacre une grande part de son temps à l'enseigner à travers le monde.

Ses enseignements seront dispensés au Zénith Nantes Métropole. Le programme comporte une conférence publique sur le thème "Paix intérieure, paix universelle", quatre jours et demi de leçons philosophiques destinées principalement aux pratiquants et aux sympathisants bouddhistes, portant notamment sur "l'esprit d'Eveil" et la "vacuité", et enfin un "wang" ou rituel d'initiation (plus d'informations sur le site dalailama-nantes2008.org).

Le Dalaï Lama a fait une brève visite en France en 2004 (à Niort) et a annulé un séjour à Rennes en 2006 pour raisons de santé. Le bouddhisme dans son ensemble compte en France 300.000 à 400.000 fidèles.

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14 juillet : la France parade en uniforme

« Le jour du 14 juillet,

je reste dans mon lit douillet,

la musique qui marche au pas,

cela ne me regarde pas… ». G. Brassens 

Marianne – Lundi 16 Juuillet par Gil Mihaely (historien et journaliste).
Ah, que j'aime les militaires, leurs uniformes coquets, leurs moustaches et leurs plumets...

Dans quel pays au monde célèbre-t-on la fête nationale par un défilé militaire ouvert par des mercenaires ? Puisque la réponse est évidente, on peut en poser une autre, plus intéressante : d'où vient cette bizarrerie ? Probablement du fait que les trois dernières républiques françaises sont nées d'une défaite militaire écrasante.

La Troisième a rendu l'âme à 70 ans presque dans le lieu de sa naissance, aux environs de Sedan. La Quatrième, née de cette défaite, a passé l'arme à gauche après une série de revers militaires dans les guerres coloniales (Indochine, crise de Suez, Algérie). La Cinquième, fondée par le Général de Gaulle, hantée par ce passé, réagit exactement comme la Troisième : bichonner son armée et la glorifier pour vaincre la hantise de la défaite. Pour chasser leurs mauvais esprits, les républiques françaises ont choisi de célébrer la prise de la Bastille sabre au clair. Soixante sept ans après juin 40, il est temps d'enterrer les fantômes. La France n'a plus besoin de montrer les dents de façon si obsolète. Ni la longueur de la barbe, ni la blancheur du tablier des sapeurs de la Légion ne contribueront à faire prendre davantage au sérieux la France par ses alliés et ses adversaires. Un spectacle d'opérette peut être plaisant à regarder.

Ce moment privilégié du défilé du 14 Juillet où l'armée occupe le devant de la scène est-il utile à quelque chose ? À quoi bon jouer pour un jour les figurants dans un spectacle du genre de la Grande Duchesse de Gerolstein ?? Pour une nation pacifique, la France semble être encore très concentrée sur ses uniformes, ses grades, ses décorations et ses épées. Aucune des démocraties libérales – même pas Israël ! - ne met en avant un militarisme aussi ostentatoire. Par les noms de ses rues, de ses ponts, de ses gares, Paris ressemble déjà à une caserne et les uniformes des corps d'Etat renforcent cette particularité française dont il faut peut être se débarrasser. Ces pauvres préfets, corps et grands corps qui doivent endosser ces vêtements lourds, à mi chemin entre le valet du Ritz et le contrôleur de la SNCF sont les vestiges dégoulinants de sueur – surtout dans la chaleur des garden parties - d'une vieille croyance : l'autorité, la vraie ne peut être que celle du chef militaire.

Pour être pris au sérieux, l'Etat en France se croit encore obligé de porter un képi. Cela ne marche plus et ne fait qu'augmenter les rigidités des structures étatiques, de renforcer les hiérarchies, de militariser la culture de ce qui devrait être un « service civil ». La République est mûre et bien ancrée dans les esprits et les mœurs, elle n'est plus menacée ni de l'extérieur ni de l'intérieur. Elle ne doit plus craindre ni ses adversaires ni ses citoyens. Il est temps qu'elle quitte l'uniforme et remette le sabre au fourreau, qu'elle invente une autre manière de célébrer sa fête. Il est grand temps de déclarer : « citoyens, la révolution est terminée » et cette fois-ci pour de vrai.

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Guillaume de Génération précaire : « Sur la valeur-travail, nous allons prendre Sarkozy au mot »

Vendredi 13 Juillet 2007 - Propos recueillis par Sylvain Lapoix – Marianne

Masqués de blanc dans leur lutte contre les dérives du « tous stagiaires », les membres du collectif Génération précaire ont été reçus lundi par des représentants des ministères de l'Enseignement, de l'Emploi et de l'Economie. Guillaume, un de leurs porte-parole, a fait partie de la délégation et confie à sa déception face à l'inertie administrative. Il avoue ne pas s'inquiéter de la récupération politique, privilégiant la prise en compte des revendications du collectif. Quant à leur mode d'action, spectaculaire et médiatique, il lui parait plus conforme au militantisme que recherchent les jeunes qu'il représente. Il espère dans les prochains mois voir la réforme des universités amorcer une revalorisation des diplômes et Nicolas Sarkozy appliquer sa doctrine du « retour de la valeur-travail » aux stagiaires.

Le site de Génération précaire permet de retrouver les actions, communiqués et forums du collectif.

Le livre Le parcours du combattant stagiaire est à paraitre le 15 septembre aux éditions des Mille et Une nuits.

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Un blog qui refuse les bittes (de trottoir)

Le 17/07/2007 à 0 h 00 - par Morgane Tual - Marianne

Benlem2 est un bloggeur combatif. Sa cible : les milliers de petits poteaux qui envahissent nos trottoirs, pour empêcher les automobilistes de s’y garer. Dénaturation du paysage, gêne pour les piétons… Depuis plus d’un an, il s’acharne à essayer d’ouvrir les yeux de ses concitoyens sur la prolifération de ces bittes de trottoir.

« Les envahisseurs sont parmi nous ! » clame, d’entrée de jeu, le blog de Benlem2. S’en suit une introduction digne d’un résumé de film d’épouvante : « Ils sont là, Ils y sont bien, et nous ne sommes pas prêts à les déloger. Ils se reproduisent à vitesse fulgurante, grignotant un peu plus tous les jours notre espace vital. Leur force : s’implanter doucement, discrètement, dans notre quotidien sans qu’on s’en aperçoive. » Les envahisseurs que Benlem2 dénonce, non sans humour, ne sont ni des petits hommes verts ni des micro-organismes prêts à nous dévorer le cerveau. Ce sont des poteaux. De bêtes poteaux, ceux que l’on trouve sur les trottoirs, métalliques, d’environ 1,50 m de haut, qui empêchent les voitures de se garer n’importe où. Et bien ces poteaux sont devenus une véritable obsession pour Benlem2, un quarantenaire qui travaille dans l’audiovisuel. « C’est horrible, d’un point de vue visuel, ça dénature toute la ville, » déplore-t-il avant d’évoquer la circulation des piétons et les zigzags devenus nécessaires pour évoluer dans les rues, « surtout sur les petits trottoirs, où on ne peut même plus marcher. » Il s’exaspère aussi en imaginant le prix que paie le contribuable pour implanter ce mobilier, « et pour le remplacer, car les poteaux se font régulièrement percuter. »

Benlem2 s’est rendu compte de l’existence et de la prolifération de ces poteaux il y a environ six ans. « J’en parlais à mes amis, et ils me prenaient pour un fou. C’est ça qui m’a motivé, et j’ai décidé de les interpeller visuellement. »

Il commence alors à prendre en photo les fameuses bittes de trottoir et efface ensuite les poteaux, à l’aide de logiciels, pour l’effet avant/après. « Ca me calme un peu de les éliminer de cette façon. » Un soir de janvier 2006, pour se rendre utile à plus grande échelle, il décide de publier ses photos et ses idées sur un blog. « Mon but, c’est de toucher un maximum de personnes, pour leur ouvrir les yeux. En ce moment, je reçois 500 visites par mois en moyenne. » Et le propos, aidé par un ton exagérément catastrophiste, séduit. La succession des photos se montre en effet assez éloquente et confère une dimension d’absurdité totale à l’implantation des poteaux. Ils fleurissent au milieu d’un passage piéton, autour d’un lampadaire, à quelques centimètres d’un autre poteau… Une utilité qu’on a parfois du mal à saisir. Benlem2 est conscient des raisons qui poussent les services d’urbanisme à installer ces poteaux. « C’est à cause de la mentalité d’ici. Le Parisien, il se garera quoi qu’il arrive. Mais la solution première, c’est le civisme. Je trouve qu’on ne responsabilise pas assez les gens. »

Jour après jour, Benlem2 continue, à son échelle, sa lutte contre les bittes de trottoir. Jusqu’à aujourd’hui, les autorités n’ont jamais donné suite à ses interpellations, mais petit à petit, le nombre de visites de son blog augmente, tout comme la communauté de convaincus qu’il a généré.

Désormais, vous ne verrez plus jamais vos trottoirs de la même manière.

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Surenchère pour les fortunes

Fiscalité . La Fête nationale a été marquée par le vote, la veille à l’Assemblée nationale, du paquet fiscal en faveur des 13 000 foyers les plus riches. Le plus grand nombre en fera les frais.

            

             

par Sébastien Crépel              

            

Cette année, le 14 juillet a rimé avec fête des privilégiés. C’est en effet à la veille de la Fête nationale qu’ont été votées, par les députés de la majorité, les mesures phares du « paquet fiscal » qui réduisent en particulier l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Le fait que cette réforme soit la première du mandat de Nicolas Sarkozy est plus qu’un symbole de sa philosophie politique. Un chiffre résume à lui seul les choix du président de la République : 13 à 14 milliards d’euros seront consacrés aux baisses d’impôts et exonérations de cotisations, qui profiteront pour l’essentiel aux plus aisés et aux employeurs. Par comparaison, la mise en place du revenu de solidarité active (RSA), qui doit permettre aux titulaires de minima sociaux de pouvoir cumuler allocation et revenu du travail en cas de reprise partielle d’activité, n’est dotée que de vingt-cinq millions d’euros, la moitié du coût du dispositif restant à la charge des départements.

                           

                Double langage du gouvernement              

             

Le gouvernement tient un double langage : à l’immense majorité, les discours sur la nécessité de « se surpasser » au travail pour espérer gagner un peu plus ; aux autres, une « petite frange de nantis, de grands patrons et de gros actionnaires, de nouveaux cadeaux qui creuseront encore le fossé séparant les 35 000 foyers superprivilégiés du reste de la population, des actifs sous-employés, précarisés, des sept millions de travailleurs pauvres qui perçoivent moins de 722 euros par mois », a - dénoncé Roland Muzeau (PCF). « Ce sont autant de mesures qui permettront la captation des richesses produites par les actionnaires, au détriment des investissements et des salariés. »

             

Les députés de la majorité ont instauré un bouclier fiscal qui limite l’imposition totale d’un contribuable à 50 % de ses revenus annuels. Ce plafond intégrera désormais le montant de la CSG et de la CRDS, qui taxent les revenus du capital à 11 %, ce qui - revient en fait à abaisser la contribution maximale due au titre des autres impôts (impôts locaux + impôt sur le revenu + ISF) de 60 % à 39 % des revenus. Une mesure essentiellement à destination des assujettis à l’ISF (au-dessus de 760 000 euros de patrimoine taxable), le montant de cet impôt n’étant à la base pas calculé en fonction des revenus mais sur une assiette plus large incluant la totalité du patrimoine. Ce bouclier privera l’État de 600 millions d’euros de recettes. Des estimations font état de 240 000 foyers concernés, mais 13 000 très fortunés se partageront plus de 580 millions d’euros, soit un gain moyen de 45 000 euros annuels. Les députés ont aussi instauré la possibilité d’annuler son ISF en investissant dans une PME, le montant étant alors déduit à 75 % de ce qui est dû au fisc, jusqu’à 50 000 euros par an. Ainsi, un apport de 40 000 euros au capital d’une PME ouvrira droit à un avantage fiscal de 30 000 euros. Cette mesure coûtera 410 millions d’euros.

la suite sur © http://www.humanite.fr/

Posté par OhM_ à 13:44 - Fiscalité - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un député UMP demande plus de caméras

Libération mardi 17 juillet

Le député UMP de Paris Philippe Goujon a réclamé hier la mise en place de 1000 nouvelles caméras de vidéo-surveillance dans Paris. Fin juin, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, avait affirmé que la capitale était «en première ligne sur les risques de terrorisme» et n’était pas «suffisamment bien équipée en surface» en matière de vidéo.

Note : Radars, caméras, presse, télévision, l’UMP instaure le « paquet médiatique ! ».

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Bruxelles autorise la Pomme de Terre OGM du géant allemand de la chimie BASF

JULIE MAJERCZAK Libération mardi 17 juillet 2007

Faute d’une décision à la majorité qualifiée, les ministres européens de l’Agriculture vont laisser le géant allemand de la chimie BASF commercialiser son produit. Les lobbies ont encore une fois gagné.

C’est du tout cuit : la pomme de terre génétiquement modifiée du géant allemand de la chimie, BASF, va être autorisée dans les tout prochains mois. Et pourtant, les ministres européens de l’Agriculture n’ont rien décidé. C’est l’étrange conséquence de la réunion que les ministres ont tenue hier à Bruxelles. Une procédure pourtant tout à fait conforme et habituelle. Explications.

Sujet sensible.  La législation européenne prévoit qu’une entreprise souhaitant mettre sur le marché un OGM doit, au préalable, obtenir l’autorisation de l’Union européenne. Logique, puisque l’OGM pourra ensuite circuler librement sur l’ensemble du territoire européen. Le sujet étant sensible, la décision revient au Conseil des ministres de l’UE. Mais pour autoriser ou refuser un OGM, ils doivent prendre leur décision à la majorité qualifiée. C’est là que le bât blesse : les ministres ne parviennent jamais à réunir une telle majorité dans un sens ou dans un autre. Le dernier mot revient alors à la Commission européenne. C’est ce qui vient de se passer hier. Onze pays ont voté contre (Autriche, Italie et Pologne.), dix pour (Allemagne, Grande-Bretagne, Pays-Bas.) et six, dont la France, se sont abstenus.

«A chaque fois, la Commission européenne dit oui en se basant sur l’avis de l’autorité européenne de sécurité des aliments», déplore Green­peace, qui dénonce depuis longtemps cette procédure. Les défenseurs de l’environnement sont d’autant plus inquiets que cette autorisation est la première, depuis la fin du moratoire européen sur les OGM en 2004, qui concerne la mise en culture. L’Union a déjà donné son feu vert à sept OGM, mais ces autorisations visaient uniquement leur importation.

Amidon.  Selon Greenpeace, qui se fonde sur le classement de l’Organisation mondiale de la santé, la pomme de terre de BASF contient un gène résistant à la néomycine et à la kanamycine. Des antibiotiques extrêmement forts réservés au traitement des infections aiguës, . «La résistance accrue aux antibiotiques des personnes et des animaux est un problème médical largement reconnu. Utiliser des gènes résistants alors que ce n’est pas indispensable est irresponsable», accuse Marco Contiero de Greenpeace. D’après la porte-parole de Stavros Dimas, le commissaire européen à l’environnement, au contraire, «cet OGM ne présente aucun risque» : cette pomme de terre serait destinée à la production d’amidon à des fins industrielles, principalement pour faire du papier.

Faux, selon Marco Contiero, qui résume, document à l’appui, un extrait de la demande de BASF : «L’utilisation de cette pomme de terre est principalement la production d’amidon, mais certains résidus pourront servir à l’alimentation animale. Et BASF conclut qu’il ne peut être exclu que cet OGM puisse être utilisé comme alimentation ou présent dans l’alimentation.» Contiero conclut : «Il y a de toute façon un risque pour la chaîne alimentaire. La plupart des Etats n’ont pas de législation pour prévenir la contamination des cultures conventionnelles et bio­logiques par des cultures génétiquement modifées.»

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Un journaliste de l'hebdo Investir soupçonné de corruption passive

20minutes -17 juillet

Il y a les petits cadeaux que certains journalistes s’empressent d’accepter (montres, portables…), les voyages tous frais payés offerts à la presse sans reportage à la clé et, plus rare et généralement cantonné à la presse économique, le délit d’initié. C’est ce dont est suspecté un journaliste de l’hebdo financier Investir. Il aurait permis à ses proches d’investir en Bourse – avec de copieuses plus-values – en les informant d’une grosse opération financière.

« C’est scandaleux qu’un journaliste puisse utiliser ses infos pour faire des profits. En France, il manque une muraille de Chine entre les entreprises et les journalistes », déplore Alain Metternich, DG de La Tribune et d’Investir. Ce dernier a justement créé cette année Fideo, une structure chargée d’émettre un code de bonne conduite journalistique. « L’enjeu n’est pas que déontologique. Plus le lecteur saura qu’on est fiable, plus il achètera notre journal. » Aux Etats-Unis, les groupes de presse préfèrent une mesure simple et radicale : interdiction est faite aux journalistes financiers de posséder des actions dans les sociétés sur lesquelles ils écrivent. Une piste à étudier en France ?

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Huchon conteste l'idée d'un "Grand Paris" liant la capitale à la banlieue.

NOUVELOBS.COM | 16.07.2007 | 16:40

Les "doutes" de l'Etat sur la révision du schéma directeur de la région (SDRIF) sont pour l'élu PS le signe d'une "différence de conception de la démocratie" et d'un "conflit plus que politique".

Le président PS du conseil régional, Jean-Paul Huchon, a estimé lundi 16 juillet que les "doutes" émis par l'Etat sur la révision du schéma directeur de la région (SDRIF) traduisaient une "différence de conception de la décentralisation". L'élu socialiste des Hauts de Seine a soulevé la question de la légitimité qu'aurait l'Etat à contredire "une assemblée qui a le pouvoir de décider sur cette question", sachant, a-t-il ajouté, que "le SDRIF permet le développement économique, la construction de 60.000 logements et la préservation des espaces naturels. Nous avons respecté les objectifs fixés par l'Etat, qui n'a rien dit durant toute la procédure". Ces fameux "doutes" évoqués par Jean-Paul Huchon avaient été émis début juillet, par le ministère de l'Ecologie.

Un "conflit plus que politique"

Par ailleurs, les chambres de commerces et d'industrie d'Ile-de-France se sont aussi déclarées défavorables au SDRIF, de même, la semaine dernière, que le conseil général des Yvelines, à majorité UMP. Selon le président du Conseil régional, qui revendique le soutien des départements de la Seine-Saint-Denis, de la Seine-et-Marne et du Val-de-Marne ainsi que Paris, il s'agit d'un "conflit plus que politique". Et qui aurait été provoqué par le récent discours de Nicolas Sarkozy, qui a relancé l'idée d'un "Grand Paris" liant la capitale à la banlieue.

Le chef de l'Etat avait appelé à "construire une vraie ville dans nos banlieues" et à repenser "l'organisation des pouvoirs" dans la région "la plus grande et la plus stratégique" de France.

"C'est du jacobinisme excessif", a pour sa part répliqué Jean-Paul Huchon. Le SDRIF, une autre forme de centralisation des pouvoirs dans la région Ile de France ?

Posté par werdna à 11:22 - Transport - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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