samedi 30 juin 2007
Cultivons la forêt pour l'aider à s'adapter au climat
Assiciation Terre Sacrée 2007-06-30
BORDEAUX (Source vérifiée)
Le réchauffement climatique n'affecte pas seulement la couche d'ozone ou la banquise, il modifie aussi la nature des forêts qui, selon des scientifiques, doivent être cultivées pour réussir leur mutation et continuer à jouer leur rôle de stockage du gaz carbonique.
A l'occasion des cinquante ans de la Coopérative agricole et forestière sud-atlantique (CAFSA), un colloque organisé vendredi à Bordeaux a esquissé les perspectives forestières pour les cinquante prochaines années dans un contexte de mutations climatiques préoccupantes.
Dominique Dron, professeur à l'Ecole des Mines et ancienne présidente de la mission interministérielle de l'effet de serre, fait valoir que "l'homme va devoir aider la nature à encaisser le changement, avec une politique d'aménagement du territoire prévoyant des +couloirs de migration+ pour les espèces".
Si la température en France augmente en moyenne d'environ 2 degrés à l'horizon 2050 par rapport à l'ère industrielle du XIXe siècle, comme le prévoient les scénarios des scientifiques, alors des espèces que l'on trouve aujourd'hui sur la façade atlantique, tel le pin maritime, pousseront même à Dunkerque, souligne-t-elle.
Selon l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), les feuilles de certaines espèces d'arbres devraient en outre apparaître en France dans l'année de 27 à 54 jours plus tôt en 2050 qu'en 1970.
Mais, explique Dominique Dron, le réchauffement climatique rend la capacité d'adaptation des arbres, comme les résineux, plus faible d'autant qu'il contribue aussi à la prolifération de parasites.
Il faudrait donc changer les variétés dans la moitié sud et la façade ouest de la France et favoriser les mélanges d'espèces, propose-t-elle.
Jean-Louis Martres, président du syndicat des sylviculteurs du sud-ouest, qui abrite l'une des plus grandes forêts d'Europe, rappelle, lui, que la forêt est "la seule usine naturelle de dépollution" car elle stocke le carbone.
Le stockage de carbone par la forêt - de quelques centaines de kilos à quelques tonnes de carbone par hectare et par an - compense environ un quart des émissions de gaz à effet de serre d'origine fossile, selon les scientifiques.
L'Aquitaine, qui a connu la plus forte augmentation française de température au XXe siècle, vient de se doter d'un plan climat incluant un volet recherche sur les nouvelles conditions de croissance des arbres par des travaux d'amélioration génétique. Elle s'est également fixé pour objectif de reboiser 50.000 ha de surfaces improductives.
Pour Henry Chaperon, directeur général de la CAFSA, les forêts cultivées sont à même de s'adapter aux nouvelles conditions climatiques et économiques "parce que le cycle de production est plus court et qu'au terme de ce cycle on peut prendre en compte les nouvelles conditions qui s'imposent à nous".
"Profitons de la nouvelle demande en bois énergie et en pompe à carbone pour reboiser des terres agricoles en jachère aujourd'hui improductives", plaide-t-il.
Dominique Dron voit pour sa part un autre enjeu à la problématique forestière: "Si les systèmes vivants ne s'adaptent pas au réchauffement, alors nous non plus!", prévient-elle.
Bernard Squarcini devient le nouveau patron de la DST
La Tribune 27/06/07
Le nouveau patron des contre-espions est un très proche de Nicolas Sarkozy. Son arrivée préfigure le rapprochement entre les services de renseignement du ministère de l'intérieur, dont il est un fervent partisan.
Bernard Squarcini, 51 ans, très proche de Nicolas Sarkozy, quitte son poste de Préfet délégué pour la sécurité auprès du préfet de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Il est l'un des grands spécialistes du renseignement en France. Fils de policier et petit-fils de berger corse, il fut par le passé numéro deux de la Direction centrale des renseignements généraux, notamment lorsque Nicolas Sarkozy était ministre de l'intérieur. C'est lui qui a mené la traque pour trouver et finalement arrêter Yvan Colonna, meurtrier présumé du Préfet Erignac. Il fut aussi aux côtés de Nicolas Sarkozy lors de la ténébreuse affaire Clearstream.
Le nom du Préfet Squarcini a été souvent cité depuis la victoire de Nicolas Sarkozy pour prendre la tête d'une future "Direction générale de la sécurité intérieure", aux côtés de la Direction générale de la sécurité extérieure (renseignement extérieur dépendant du ministère de la Défense).
Pascal Junghans
C'est donc le préfet Bernard Squarcini, surnommé le "Squale" qui vient d'être nommé patron de la Direction de la sécurité du territoire (DST) en conseil des ministres le 27 juin 2007. Il prend la tête d'une maison employant 1800 personnes, selon les meilleures sources - le nombre exact de fonctionnaires employés par cette maison qui cultive le secret, ne sont pas connus avec précision. Le préfet Squarcini va diriger une direction composé de trois grands ensemble : le contre-terrorisme, la protection du patrimoine (intelligence économique) et les services techniques, qui s'occupent nomment des écoutes.
Patrick Devedjian s'excuse mais la polémique demeure
Septième du classement des personnalités politiques les moins aimées des Français, selon un sondage de l'institut Novatris publié ce jeudi, Patrick Devedjian a certainement gagné encore quelques places avoir traité Anne-Marie Comparini, ancienne députée UDF du Rhône, de "salope".
Ces images ont en tout cas suscité de nombreuses réactions. Cela démontre qu'il y a encore du travail sur la place des femmes en politique", a déclaré la principale intéressée. Présidente de la région Rhône-Alpes de 1999 à 2004 avec l'appui des voix du parti socialiste, Anne-Marie Comparini avait déjà eu le droit à la même insulte lors de son élection.
Marielle de Sarnez, proche de François Bayrou, a pour sa part jugé ces propos "révoltants" et "extrêmement choquants". François Bayrou a indiqué que "ces propos ne visent pas une femme en particulier, mais toutes les femmes en général."
Nicolas Sarkozy n'a pas échappé à la question lors d'un déplacement à Lyon. "Ce n'est pas une façon de parler aux femmes, ni à qui que ce soit d'autre", s'est contenté de commenter le président de la République à propos des déclarations de son successeur au poste de président du conseil général des Hauts-de-Seine.
Au sein de la majorité, Rachida Dati s'est montrée bien plus sévère, estimant qu'il "est intolérable qu'on puisse qualifier ainsi une femme, politique ou pas".
Dominique Perben, député UMP de Lyon et candidat à la mairie en mars prochain, a également réagi. "Je déplore de tels propos et réaffirme mon estime à Anne-Marie Comparini," a-t-il indiqué.
La tribune 30/06/07
La biographie Wikipédia de Patrick Devedjian (extrait)
Avocat au barreau de Paris depuis 1970, il a notamment défendu Jacques Chirac et Charles Pasqua.
En 1964, Patrick Devedjian, comme Alain Madelin, Hervé Novelli, Claude Goasguen et Gérard Longuet, qui ont alors une vingtaine d'années, rejoint le groupe activiste d’extrême droite Occident fondé par Pierre Sidos. Patrick Devedjian affirme avoir quitté ce mouvement en 1966.
Cependant, selon le journaliste Frédéric Charpier, repris par le quotidien Libération, M. Devedjian est membre de ce mouvement au moins jusqu'en janvier 1967, son éloignement d'Occident étant dû au climat délétère qui règne en son sein à cette époque. Il a depuis publiquement assumé et regretté ce qu'il considère comme une erreur de jeunesse
Première salve du fabiusien Didier Migaud à la commission des finances
GUILLAUME PERRAULT Le Figaro 29 juin 2007
« ÇA COMMENCE bien ! », maugréent à l'envi les députés UMP de la commission des finances de l'Assemblée, qui ont choisi hier à contrecoeur un socialiste comme président. Ils ont ainsi honoré une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy visant à « donner plus de droits à l'opposition ». L'heureux élu, le fabiusien Didier Migaud (Isère), était à peine intronisé par ses pairs qu'il a critiqué le projet de loi « en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat » que François Fillon va soumettre aux députés la semaine prochaine. Le nouveau président de la commission des finances a qualifié de « très injustes » les mesures prévues, comme le plafonnement des impôts directs à 50 % du revenu, la défiscalisation des heures supplémentaires et des intérêts d'emprunt immobilier, ainsi que la suppression des droits de succession pour la très grande majorité des contribuables. Didier Migaud s'est dit « préoccupé » par cette « réduction de recettes fiscales particulièrement ciblée sur un petit nombre de contribuables et au détriment, bien sûr, de l'équilibre de nos comptes publics ».
« Tribune politique »
La sortie du nouveau président de la commission des finances n'a pas été du goût du rapporteur général du budget, Gilles Carrez (UMP, Val-de-Marne), qui avait averti le 8 juin que « la présidence de la commission des finances ne doit pas devenir une tribune politique pour critiquer systématiquement les choix fiscaux du gouvernement ». Comme son collègue socialiste n'entend pas de son côté « renoncer à ses convictions », l'attelage Migaud-Carrez promet d'être pittoresque.
« Nous exercerons notre fonction d'évaluation et de contrôle des politiques publiques dans un climat consensuel », assure Gilles Carrez. Mais le rapporteur général du buget s'inquiète d'un « dédoublement de la personnalité » de son collègue socialiste, qui le transformerait en procureur acharné contre le gouvernement lors de l'examen des principaux projets de loi. Didier Migaud a beau indiquer qu'il « travaillera dans un esprit constructif » avec la majorité et qu'il s'attachera en particulier à « la sincérité des chiffres du budget », les sujets qui fâchent ne vont pas manquer.
L'un d'entre eux, la « réserve parlementaire », est déjà venu sur le tapis. Cette somme, d'environ 75 millions d'euros pour l'Assemblée, permet au gouvernement de donner un coup de pouce aux élus pour refaire le réfectoire de l'école primaire de leur commune ou réparer le toit de l'église. Or, l'usage veut que les députés soumettent leurs doléances au président de la commission des finances, qui se charge de les défendre auprès des ministres compétents. Et les députés UMP et Nouveau Centre, unanimes pour l'occasion, ont fait savoir qu'il n'était pas question pour eux de solliciter l'appui de Didier Migaud. Du coup, Gilles Carrez croule déjà sous les demandes de ses 347 collègues de la majorité.
Le Nouveau Centre n'est pas assuré de son financement
OLIVIER POGNON. Le Figaro 29 juin 2007
Le flou demeure sur le nombre de candidats déclarés sous l'étiquette du PSLE.
LE NOUVEAU CENTRE aura-t-il les moyens de fonctionner ? Pourra-t-il toucher le financement public qui est versé chaque année aux formations politiques qui en remplissent les conditions, et auquel il prétend avoir droit à hauteur de 3 ou 4 millions d'euros ?
Le bruit court qu'il n'y parviendrait pas. Mais, selon Charles-Amédée de Courson (Marne) ces bruits sont propagés par « des personnes bien intentionnées ». Et de citer François Bayrou. Rappelons que, selon la loi du 11 mars 1988 le financement public des formations politiques est fondé sur leur participation aux élections législatives. Pour y avoir droit, elles doivent avoir présenté, dans au moins cinquante circonscriptions, des candidats qui ont obtenu au moins 1 % des voix. L'aide est divisée en deux moitiés : une moitié est attribuée aux formations proportionnellement aux nombres de voix obtenues, l'autre proportionnellement à leur nombre d'élus. Elle était jusqu'à présent de 1,66 environ par voix obtenues et 45 398 euros par député.
Le Nouveau Centre a-t-il présenté 50 candidats ayant obtenu plus de 1 % des voix ? C'est la question qui est actuellement en discussion au ministère de l'Intérieur. Le Nouveau Centre a été créé principalement comme terre d'accueil des députés sortants UDF qui refusaient la stratégie de rupture complète avec l'UMP engagée par François Bayrou. Il concernait donc essentiellement ces 25 députés.
Or il est apparu que « six ou sept » des candidats sortants ou nouveaux ne se sont pas placés sous l'étiquette PSLE mais sous celle de « majorité présidentielle ». Dans ces conditions le Nouveau Centre n'arrive pas au chiffre de 50 candidats. Sauf s'il arrive à prouver que ces six ou sept candidats se réclamaient en réalité de bonne fois du PSLE. Hervé Marseille, maire de Meudon lui aussi Nouveau Centre, rappelle les conditions précipitées dans lesquelles a été créée la nouvelle formation, et qui peuvent expliquer un certain flottement selon lui.
Conditions précipitéesLibéralisation du marché de l'énergie : c'est parti !
Le député PS François Brottes, chargé des Affaires économiques dans "l'équipe" mise en place par le groupe socialiste pour contrer le gouvernement, a réaffirmé vendredi l'opposition de son groupe à l'ouverture intégrale du marché de l'énergie à partir du 1er juillet.
"Dès dimanche, les consommateurs devront choisir entre le tarif réglementaire et le prix du marché pour l'électricité et le gaz. Comme les entreprises, les particuliers qui vont sortir du tarif réglementé (sans possibilité de revenir en arrière) vont subir une augmentation très sensible du coût", souligne M. Brottes, dans un communiqué.
Pour le député de l'Isère, "cette situation relève entièrement de la responsabilité des différents gouvernements UMP depuis 2002", puisque "c'est le gouvernement Raffarin qui a donné son feu vert en novembre 2004 à l'ouverture aux ménages du marché de l'énergie au 1er juillet 2007".
"C'est Thierry Breton qui a signé le contrat de service public entre GDF et le ministère de l'Economie le 10 juin 2005, prévoyant clairement la convergence rapide entre le tarif réglementé et le prix du marché" et "c'est le gouvernement Villepin, avec l'accord du ministre Sarkozy, qui s'est obstiné dans la privatisation de GDF, conditionnée à l'ouverture intégrale", fait valoir le responsable PS.
Le groupe PS continue "de refuser les privatisations de GDF et d'EDF, nullement exigée par l'Europe. Elles constituent les facteurs aggravants pour la sécurité des installations et la dégradation des services et des prix", conclut M. Brottes.
Le Parlement a adopté en novembre dernier un projet de loi transposant en droit français la directive européenne sur l'ouverture totale à la concurrence du marché européen de l'énergie à partir du 1er juillet 2007. Ce projet de loi permettait en outre la privatisation de GDF, préalable à sa fusion avec Suez.
Bertrand Guay AFP
Bulle immobilière dans les marché boursiers
Selon bulle-immobiliere.fr
D'après la croyance populaire, investir dans l'immobilier est un placement sans risque.
Dans certains pays, les prix de l'immobilier sont en forte progression. Partout, on justifie la hausse des prix de l'immobilier par des raisons économiques et sociales : manque d'espace et de terrains, demande pour des habitations spacieuses, faible production de logements neufs, hausse des investissements étrangers, hausse du nombre de divorces. Dans l'esprit du grand public, la hausse des prix de l'immobilier est devenue tellement habituelle, qu'il est désormais tabou d'envisager une baisse des prix.
En dix ans, les prix de l'immobilier ont doublés de part et d'autre de l'Atlantique ! Les organismes de crédits profitent des petits-payeurs qui s'endettent pour les rembourser et les intérêts s'accumulent : une bulle de liquidités s'est constituée qui ne repose sur… rien. Cette bulle de liquidités n'échange ni biens ni services et équivaut aujourd'hui à 6,7 fois le PIB mondial !
Ces spéculations à très forts volumes – terrain de jeux des investisseurs institutionnels -- constituent une menace pour l'économie sous-jacente et notamment pour l'investisseur particulier qui est à la merci des réactions de ces géants de la bourse.
Alors, krach immobilier ou atterrissage en douceur ? Tout semble désormais possible, car le mouvement de correction mis en évidence il y a 3 mois par les économistes mondiaux ressemble désormais de plus en plus à un retournement !
«La paranoïa est un élément essentiel de la politique russe»
Pour Pavel Felgenhauer,spécialiste russe des questions de défense, les tensions servent avant tout les intérêts du Kremlin.
LORRAINE MILLOT Libération samedi 30 juin 2007
Pavel Felgenhauer est l’un des experts militaires russes les plus renommés. Extrêmement critique vis-à-vis du régime de Vladimir Poutine, il a rejoint depuis un an la rédaction du journal Novaïa Gazeta où travaillait Anna Politkovskaïa, la journaliste assassinée en octobre 2006 à Moscou.
Va-t-on vers une nouvelle guerre froide ?
Il est difficile de parler de guerre froide aujourd’hui. Aujourd’hui, la Russie ne se prépare guère à remporter une victoire sur l’Occident. De même, une nouvelle course aux armements est aussi pratiquement impossible, car le complexe militaro-industriel russe est en ruine.
Pourquoi alors cette rhétorique actuelle qui rappelle la guerre froide ?
Nos militaires savent qu’il y a beaucoup d’argent aujourd’hui en Russie et voudraient pouvoir augmenter jusqu’à dix fois leur budget. Et puis, il faut savoir que le Kremlin est aujourd’hui en pleine crise de paranoïa et de xénophobie. Dans la presse militaire russe, on peut lire des articles sur la menace américaine venant du nord de la Russie, expliquant que des parachutistes américains s’apprêteraient à s’emparer de la Iakoutie [région glaciale, mais riche en diamants, au cœur de la Sibérie, ndlr]. L’Occident n’a pas non plus prêté beaucoup d’attention à un prétendu rapport du patron du FSB (les services secrets russes), Nikolaï Patrouchev, expliquant que les Etats-Unis développeraient de nouvelles armes génétiques qui ne tueraient que les Russes. La paranoïa est devenu un élément essentiel de la politique russe actuelle, ce qui rend notre gouvernement assez imprévisible. Deux sources sérieuses m’ont même affirmé que Vladimir Poutine est maintenant tombé dans le fanatisme religieux.
Se disputer avec les Etats-Unis, comme au temps de la guerre froide, n’est-ce pas aussi un moyen pour la Russie de s’affirmer en tant que grande puissance ?
Oui, on dit aussi que cette rhétorique permet à Poutine de s’assurer du soutien de la population russe. Mais les experts russes, au Kremlin ou au ministère des Affaires étrangères, sont paniqués par cette confrontation avec l’Occident, qui menace directement leurs intérêts personnels : leur argent est en Occident, leurs enfants étudient chez vous.
Pour Poutine d’ailleurs, plus encore que le sommet avec Bush, ce qui est essentiel, c’est que la ville russe de Sotchi soit désignée pour les Jeux olympiques d’hiver de 2014. Poutine a mis tout son prestige dans la balance. Il ira personnellement au Guatemala peser sur la décision qui doit être prise le 4 juillet. En attendant cette décision, la politique russe est restée encore assez retenue. Après cela. je n’exclus rien, y compris une guerre, à l’automne, en Ossétie du Sud [la petite région du Caucase que se disputent la Géorgie et la Russie, ndlr] .
USA: la Cour suprême se penchera à nouveau sur Guantanamo
La Cour suprême américaine a annoncé vendredi qu'elle examinerait, probablement à l'automne, le recours de dizaines de prisonniers de Guantanamo qui demandent à pouvoir contester devant un juge fédéral leur détention sans inculpation.
Vendredi 29 juin 2007 16:07
Sarkozy se croit toujours en campagne
Le Président s'est appliqué à «vendre» sa politique de l'emploi à des salariés lyonnais.
Par Alice GERAUD Libération samedi 30 juin 2007
Quelqu'un a-t-il informé Nicolas Sarkozy qu'il avait été élu président de la République ? En visite à Lyon vendredi pour défendre sa politique de l'emploi, le Président a passé deux heures à convaincre ses auditoires sur le thème du «Ayez confiance, avec moi ça va changer, je ferai ce que je dis, etc.» Mêmes regards soutenus dans les yeux de ses interlocuteurs, même ton, même rythme qu'il y a deux mois lorsqu'il n'était que candidat. La tension en moins, quand même.
Séducteur. Dans les deux entreprises lyonnaises qu'il a visitées, Fontanel, une PME de BTP, et la société de lentilles optiques Varioptic, Nicolas Sarkozy s'est appliqué à persuader chacun de ses interlocuteurs du bien-fondé de ses projets, portant haut un style décontracté et volontiers séducteur.
Discours simple, «parce que moi, je dis des choses simples», prononcé dans un décor illustrant parfaitement le propos. C'est en effet depuis un immeuble en construction, un des chantiers de la société Fontanel, que Nicolas Sarkozy s'est exprimé. Des ouvriers en tenue immaculée avaient été dispersés le long du parcours du Président. On a ainsi vu, dans la salle jouxtant celle où se tenait la tribune, un plâtrier-peintre passant une heure à faire semblant de colmater un mur en attendant le passage du Président. Créant un peu une atmosphère «scène de la vie au travail» digne d'une comédie musicale de Jacques Demy. «C'est plus sympa que de bosser pour de vrai», note un des ouvriers. La plupart, conquis par le discours de Nicolas Sarkozy sur la revalorisation du travail en général et des métiers du BTP en particulier, ont vivement applaudi à l'issue de sa prise de parole... avant de reprendre leur poste, pour de vrai.

