samedi 5 décembre 2009
Du riz génétiquement modifié pour nourrir la Chine
Aujourd'hui la Chine - 04/12/09 - par Allison Jackson (AFP)

La Chine a approuvé des variétés de riz et maïs génétiquement modifiés qui pourraient permettre d'abondantes récoltes dans le pays le plus peuplé de la planète et le mettre à l'abri des pénuries. Mais les organisations écologistes s'inquiètent.
Le ministère de l'Agriculture a annoncé avoir délivré des autorisations de production de ces céréales génétiquement modifiées pour assurer de hauts rendements, résistantes aux insectes, ouvrant la voie à leur commercialisation.
Cette décision est "un important résultat des recherches de la Chine sur les technologies d'ingénierie génétique", a déclaré le ministère dans un fax adressé à l'AFP. "Elle pose de bonnes fondations pour une production commerciale". Des autorisations supplémentaires seront toutefois nécessaires avant que le riz et le maïs génétiquement modifiés ne soient vraiment cultivés à des fins commerciales.
La Chine est le premier producteur de riz au monde (30% du riz mondial) et produit 20% du maïs de la planète, selon le département américain de l'Agriculture. Mais elle est aussi le premier consommateur de riz, avec son immense population, et en exporte peu.
Pour Huang Dejun, analyste en chef de Beijing Orient Agribusiness Consultant, le gouvernement souhaite être prêt en cas d'éventuelles pénuries de graminées: "La sécurité céréalière de la Chine est aujourd'hui garantie. Mais on peut difficilement exclure la possibilité (de pénuries) alors que les conditions de vie s'améliorent, ou en cas de chutes des récoltes, soit du fait du changement climatique, soit parce que les terres arables se raréfient". Outre l'impact du changement climatique, les autorités s'inquiètent des conséquences de l'urbanisation.
La technologie validée par le ministère de l'Agriculture pourrait augmenter les récoltes d'environ 30%, estime Huang. La Chine est déjà un important producteur de coton génétiquement modifié et même de fruits comme les tomates, ou baies tel le poivre.
Pékin, confronté au défi de nourrir une population de 1,3 milliard d'humains alors que les terres arables composent moins d'un septième de son territoire, avait annoncé en juillet 2008 son intention de se lancer dans la culture de céréales à meilleur rendement et plus résistantes. Le gouvernement avait approuvé un plan visant à porter la production de céréales au-dessus de la barre des 500 millions de tonnes par an avant 2010, puis de pousser la production à 540 millions de tonnes annuelles durant la décennie suivante.
Mais le tournant OGM pris par la Chine inquiète des militants écologistes, traditionnellement défiants face aux OGM. Greenpeace a dénoncé "une expérience génétique dangereuse", appelant le gouvernement chinois à publier les études d'impact sur l'environnement et la santé faites avant d'autoriser la production. "Le riz est le premier aliment de base du peuple chinois. Nos enfants sont élevés au riz", a souligné une militante de Greenpeace Chine, Lorena Luo. "Les gens ont le droit de savoir si le riz qu'ils consomment pose le moindre risque pour la santé. Qui sont ces scientifiques qui prennent les décisions pour 1,3 milliard de personnes?".
Aucun riz OGM n'est aujourd'hui cultivé pour être vendu dans le monde, même si plusieurs ont été approuvés, selon l'Institut international de recherche sur le riz de Manille. Aujourd'hui, la Chine se sent "dans une situation alimentaire favorable", déclarait le mois dernier le vice-Premier ministre Hui Liangyu. Mais la vigilance reste de mise.
Un "No Berlusconi Day" pour réclamer la démission du Cavaliere
France Info - 05/12/09 -

Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, est également un homme d'affaires milliardaire, possédant de nombreux médias
Un groupe d’internautes organise aujourd’hui une manifestation à Rome pour demander le départ du chef du gouvernement italien. Intitulée No Berlusconi Day, elle devrait rassembler au moins 350 000 participants.
Le mouvement, lancé début octobre par cinq blogueurs, s’est développé via Internet, et notamment grâce à un groupe sur le réseau social Facebook, qui compte à ce jour plus de 360 000 membres. « Il s’agit de la première initiative née de façon totalement autonome sur le Net », explique Gianfranco Mascia, l’un des coordinateurs du mouvement. Un site Internet a également été créé pour promouvoir le No Berlusconi Day.
Le but de cette journée est d’obtenir le départ de Silvio Berlusconi du gouvernement et de « débusquer toutes les formes de "berlusconisme" » pour les dénoncer, selon Gabriella Magnano, une autre coordinatrice.
Il s’agit d’une mobilisation citoyenne, les organisateurs se disant indépendants de tout parti politique, même si certains leur apportent une aide logistique. Et pour les personnalités politiques qui participent à la manifestation, la condition est de ne le faire qu’à titre personnel. Les internautes à l’origine de la mobilisation affirment « respecter » mais estiment que cette victoire était uniquement due à « l’anomalie italienne où un seul homme contrôle trois télés privées et tout le réseau public ». le vote populaire qui a porté de nouveau Berlusconi au pouvoir en avril 2008
A Rome, on attend plusieurs centaines de milliers de personnes mais « le nombre n’est pas l’essentiel car l’objectif est surtout d’informer les citoyens qui n’ont pas accès à Internet », souligne Gianfranco Mascia. Les participants porteront des objets de couleur violette, « seule couleur libre » pour les organisateurs.
A l’issue du défilé, ils écouteront des prises de parole sur le poids du "berlusconisme" dans la culture, la justice, l’éducation, l’entreprise, la vision du rôle des femmes. Le Prix Nobel de littérature Dario Fo témoignera pour le monde du spectacle, le magistrat Domenico Gallo parlera de la justice et des procès en cours contre Berlusconi, un écologiste dénoncera le pont sur le détroit de Messine (au Sud), d’autres la situation des immigrés. Puis, la manifestation se clôturera par un concert.
Le défilé sera retransmis en direct sur le Web et complété par une « manifestation virtuelle » sur Second Life, mais les médias italiens, eux, n’annoncent pas la manifestation.
Grâce aux réseaux Facebook, l’idée a été reprise dans d’autres villes italiennes et dans des capitales du reste du monde, notamment à Londres, Sydney, New York, Bruxelles, ou Paris. Le rassemblement pour la manifestation parisienne est prévu à 14 heures, place du Trocadéro.
Loire et Mauges - Des pommes, des poires : Le vieux patrimoine fruitier d'Anjou en 84 pages
Actualités MaVille Angers 5 décembre 2009
Ce samedi 5 décembre, 15 h à 17 h, librairie ParChemins, à Saint-Florent-le-Vieil
dédicace de Dominique Mansion.
Ambroise Bécot, d'anciennes variétés de pommes dans les mains, en compagnie du président de Mission bocage, Gérard Véron. Les deux hommes se tiennent sous un poirier de Dame. A droite, une des pages de l'ouvrage, celle consacrée à la pomme Doux d'Argent, dite aussi Doux d'Angers.
Pommes, poires &... est sorti. 44 variétés anciennes sont décortiquées dans cet ouvrage de l'association Mission bocage. A Ambroise Bécot les textes, à Dominique Mansion les illustrations
Il en parlerait des heures si on le laissait faire. Une seule suffit pour qu'à ses interlocuteurs, il donne envie d's'en croquer une. Ambroise Bécot est non seulement le coordinateur du programme entamé par l'association Mission bocage il y a dix ans pour la réintroduction des fruits de terroir dans le quotidien des gens des Mauges, mais aussi l'auteur des textes du livre qui en est l'aboutissement : Des pommes, des poires &... - Illustration du patrimoine fruitier de l'Anjou vient juste de sortir.
« C'est un ouvrage qui se veut assez rigoureux sans être encyclopédique. » L'entame n'a rien de prétentieux dans la bouche d'un passionné de son sujet comme Ambroise Bécot. A l'entendre préciser, au sujet de la madeleine d'Angers, qu'on a retrouvé sa trace l'an passé seulement, sur un arbre d'abbaye sommoise d'un âge canonique, nous voilà soudain transportés en des temps que les moins de 150 ans ne peuvent pas connaître.
« La plupart des variétés anciennes que l'ouvrage étudie ont été obtenues au milieu du XIXe siècle », sourit le spécialiste. Ce fut l'âge d'or de la pomologie en Anjou, portée haut par des pépiniéristes inventifs qui firent connaître la pomme patte de loup ou la poire bon chrétien williams, dite surtout williams, aux niveaux régional, voire national.
À ce sujet, bibliographie (Catalogue des pépinières Leroy ou Dictionnaire de pomologie) et archives départementales diverses ont fourni aux auteurs la matière suffisante.« Mais une partie de l'inventaire que nous dressons est très locale. Nous sommes aussi allés chercher nos informations auprès des clubs de retraités et des maisons de retraite, ou au détour de conversations avec des personnes âgées. »
Ainsi, bien que sa notoriété ne dépassât pas le sud des Mauges, la pomme cul de mulet a néanmoins droit à sa page dans l'ouvrage. Une page richement illustrée, à l'instar des autres, par l'aquarelliste Dominique Mansion.
Des noms à faire rêver
Outre une description physique, chaque produit fait l'objet de paragraphes consacrés à son histoire ou origine, à sa qualité, à sa culture. Rien que les noms des fruits font rêver : entre les duchesses (de Bordeaux ou d'Angoulême), les reinettes, les beurré, les doyenné, l'imagination est plus que sollicitée. Et si on y ajoute gros locard, général de Bonchamp, président Drouard, frémy et autres grand mère, que de monde dans ces lignes !
Histoire de la pomologie pour commencer ; date de maturité, période de conservation en tête de chaque page ; et, en fin d'ouvrage, glossaire, recettes, liste des prédateurs et des maladies les plus courantes, complètent l'ensemble.
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Des pommes, des poires &..., 15 €. Édité par le CPIE Loire et Mauges. Préface du jardinier Michel Lis. En vente dans les librairies du département, chez les professionnels, au CPIE.
Ce samedi 5 décembre, 15 h à 17 h, librairie ParChemins, à Saint-Florent-le-Vieil dédicace de Dominique Mansion.
Marie-Anne SALVAT Ouest-France
Du producteur au rayon, des prix non justifiés
Ouest-France - 05/12/09 - Elisabeth Bureau
UFC-Que choisir a relevé les prix du lait, côtes de porc et filets de poulet dans 49 magasins autour de Nantes : les prix en rayon ne suivent pas les variations des prix agricoles.
Des prix qui ne varient pas
À Nantes, comme dans cent autres départements, UFC-Que choisir a relevé les prix de trois produits alimentaires : filets de poulet, côte de porc et lait. Ils souhaitaient savoir si la baisse des prix agricoles se répercutait bien sur les prix affichés en rayon. Une vingtaine d'enquêteurs bénévoles ont visité 49 grandes ou moyennes surfaces (plus de 1 000 m²) autour de Nantes. Laissant de côté les magasins discounters.
« Cette enquête montre, d'une part, l'important écart entre le prix payé au producteur et le prix affiché en rayon », commente Hervé Le Borgne, président de UFC-Que Choisir. Pas nouveau. Ce prix peut varier entre quatre à cinq fois plus pour de la viande de marques de distributeur ou de la marque nationale. « Mais au-delà de ces marges importantes, nous avons surtout montré que ces prix ne diminuent pas quand les prix agricoles baissent. » Ainsi, entre 1992 et 2009, le prix du porc a chuté de 26 % auprès des producteurs et augmenté de 25 % en rayon. Pour le lait, le comparatif d'UFC-Que choisir note moins 5 % au producteur et plus 22 % en rayon. Et pour la volaille, les prix aux producteurs ont grimpé de 2 % certes mais en rayon, ils ont atteint 41 % ! « L'évolution des prix en grandes surfaces est donc sans lien strict avec les prix agricoles. »
9 réponses de magasins sur 49
UFC-Que choisir a écrit aux 49 grandes surfaces visitées pour demander à quel prix ils avaient acheté ces produits à leurs fournisseurs, les différents coûts qui construisent la marge brute et enfin comment expliquer l'absence de baisse significative sur les prix en rayon ?
« Nous n'avons reçu que 9 réponses. Beaucoup se sont retranchés derrière l'observatoire de marges qui a été mis en place en 2008. Ce dernier doit effectivement jouer le rôle de la transparence dans le domaine. Nous y mettons nous-même beaucoup d'espoir mais il est encore récent », constate Hervé Le Borgne. D'autres grandes surfaces ont expliqué que ces prix relèvent de leurs centrales d'achat. Beaucoup n'ont pas répondu.
Du lobbying auprès des députés
L'association de consommateurs veut aller plus loin après cette enquête. « Pour les fruits et légumes, il existe un système de calcul différent. C'est le coefficient multiplicateur. » Quand les prix agricoles sont inférieurs de plus de 10 % à 256 % par rapport aux dernières années, une alerte est lancée. Si les producteurs et la grande distribution ne se mettent pas d'accord sur des prix, ce système peut être imposé. Le prix de vente maximal auquel un produit peut être légalement commercialisé est alors calculé en multipliant le prix agricole par ce coefficient multiplicateur. UFC-Que choisir va écrire aux députés de Loire-Atlantique pour qu'ils plaident à l'Assemblée Nationale l'application de ce coefficient multiplicateur à des produits bruts et peu transformés comme la viande de boeuf, la volaille, le lait...
Le crédit entre particuliers s'empare de la Toile
Ouest-France - 05/12/09 -

Emprunter de l'argent sans passer par une banque : c'est courant en famille, ça se développe sur Internet,entre particuliers. Une pratique dopée par la crise mais qui n'exonère pas d'être prudent.
Pour faire face à un coup dur ou financer un projet, le coup de pouce d'un voisin ou d'une grand-mère est une alternative au prêt bancaire, souvent cher et difficile d'accès. Ce que reconnaît Jacques Poindron, porte-parole de l'Association française des usagers des banques (Afub). « Mais il faut se garder d'en faire une pratique régulière ou un développement commercial », estime-t-il, rappelant que les banques « détiennent légalement le monopole du crédit ».
Pour éviter les litiges, fréquents même entre proches, des sites Internet proposent de servir d'intermédiaire pour des prêts amicaux ou familiaux en bonne et due forme, comme FriendsClear, créé fin 2008. « Il faut toujours formaliser la chose par écrit », souligne son président Jean-Christophe Capelli. Conseil que préconisent les notaires, bien placés aussi pour connaître le sujet.
« Rester vigilant »
Comment ça marche ? Deux proches, prêteur et emprunteur, se mettent d'accord, en ligne, sur le montant et la durée du prêt (plafonnés à 10 000 € sur 3 ans), ainsi que sur le taux d'intérêt (de 0 % à 21,4 %). Le site leur fournit alors une reconnaissance de dette à signer et un échéancier des paiements, puis envoie un rappel à chacun pour chaque mensualité. Coût du service : une dizaine d'euros.
FriendsClear a ainsi accompagné la réalisation de 350 000 € de prêts, pour un montant moyen de 4 000 €, à un taux souvent inférieur à celui d'un crédit à la consommation. Mais « l'objectif est d'aller plus loin » en se lançant dans le crédit « de particulier à particulier ». Pour cela, un accord a été conclu avec le Crédit agricole. Un site destiné aux professionnels, leur proposera, début 2010, des prêts de 3 000 à 15 000 € à 9 % sur 3 ans.
Le concept est apparu en 2005 dans les pays anglo-saxons et d'autres projets de ce type fleurissent en France alors que le montant global des prêts entre particuliers est estimé à deux milliards d'euros. Les bons comptes, dit-on, font les bons amis. Le choix du Net, plus cadré qu'un simple accord sur un coin de table, rassure-t-il vraiment ? L'association de consommateurs CLCV appelle à « rester très vigilant, notamment sur les taux pratiqués ».
Le Tamiflu délivré sur ordonnance en France, alors que ce médicament a été interdit en Corée du Sud et suspecté au Japon
Le Point.fr – 5 décembre 2009
Les traitements antiviraux tels que le Tamiflu ou le Relenza seront désormais délivrés gratuitement sur prescription médicale dans les pharmacies, selon un arrêté du ministère de la Santé publié vendredi au Journal officiel.
Selon le texte de l'arrêté en date de jeudi, "un kit comprenant un traitement antiviral et une boîte de masques anti-projections issus du stock national est délivré gratuitement sur prescription médicale par les officines de pharmacie". Cette délivrance "est limitée à un kit par personne et par ordonnance".
Conformément à la prescription médicale, il peut être délivré gratuitement "un seul des produits composant le kit".
Une indemnité sera versée au distributeur et au pharmacien.
Cet arrêté est pris en considération de "la nécessité de prendre les mesures d'urgence adaptées à la protection de la population contre la menace sanitaire grave que constitue le virus".
Le gouvernement avait annoncé de longue date qu'en cas d'expansion de la pandémie le Tamiflu serait gratuit. Mardi, le Premier ministre François Fillon avait indiqué que "dans les tous prochains jours, l'ensemble des pharmacies pourrait bénéficier des médicaments, des traitements antiviraux sur les stocks de l'Etat pour l'ensemble des malades qui présentent des symptômes grippaux".
Bon alors déjà un petit rappel sur le tamiflu : (par Fonzibrain)
En août nous apprenions que le British Médical Journal appelait le département de la Santé britannique à reconsidérer de façon urgente sa politique actuelle dans le cadre de la pandémie due nouveau virus A (H1N1).Rien que ça, pour un pays ou il suffit d’appeler une ligne verte et dire que l’on a de la fièvre pour en obtenir, c’est vraiment flippant. Voila ce que l’on peut lire également dans cet article du point intitulé tout de même : \" le tamiflu ne devrait pas être prescrit aux enfants \" :
“l’agence sanitaire britannique, la Health Protection Agency (HPA), rapportait que plus de la moitié des 248 jeunes élèves qui avaient eu de Tamiflu, après qu’un de leurs camarades eut contracté la “grippe porcine”, ont souffert d’effets secondaires, tels que des nausées, des insomnies et des cauchemars.”
La moitié des gosses ont été malades et sachez également que le tamiflu a été interdit en Corée du Sud , suite à des suicides d’adolescents : ” Les autorités sanitaires de Corée du Sud ont décidé hier de suspendre, chez les adolescents, la prescription du Tamiflu, antiviral de dernière génération utilisé dans le traitement de la grippe, après les cas de suicide observés récemment au Japon. “ et “Parmi 1 079 cas de patients ayant eu des effets secondaires dus à ce médicament, 128 d’entre eux, dont une majorité de jeunes, avaient eu des manifestations de type psychiatrique. Le gouvernement japonais avait intimé au fabricant Chungai (partenaire japonais du géant Suisse Roche), l’ordre d’inclure dans sa notice une mise en garde. Ce que le laboratoire a fait. Les autorités ont comptabilisé huit cas de mort survenue dans ce contexte. Les adolescents adoptent soudain un comportement irrationnel, tentant de sauter d’un balcon ou se jetant sous les roues d’une auto.” Ce n’est pas rien comme effet secondaire !
Enfin bref, le risque de mutation à cause du tamiflu est réel puisque l’OMS elle-même ne veut pas en donner en préventif, mais comme la France a des millions de boites, autant les distribuer, même gratuitement….
Ne croyez pas ces médecins aux ordres des labos, je me souviendrais toute ma vie de ces chercheurs disant que l’amiante n’était pas dangereux.
Et n’oublions pas que c'est Gileat, la firme qui a inventé le Tamiflu dans les années 90 et que Donald Rumsfeld, celui qui a déclenché la guerre en Irak, y a encore des parts...
Endettement - Crédit permanent et renouvelable : Dans le piège du revolving
Sud-Ouest 4 décembre 2009
CRÉDIT. Les personnes endettées se mettent à saisir les tribunaux pour faire annuler les intérêts des crédits renouvelables. Souvent avec réussite.
Exemple à Biarritz
Loin de se tarir, le flot ne cesse de s'amplifier aux guichets de la Banque de France. À la fin du mois de septembre dernier, plus de 160 000 foyers en détresse financière avaient déjà engagé une procédure de surendettement. 15 % de plus qu'en 2008, à la même époque. Beaucoup de ces dossiers se résument en un seul mot puisé dans le vocabulaire financier anglo-saxon : revolving.
Ces crédits renouvelables n'ont pas leur pareil pour creuser les découverts des ménages. Les consommateurs ne voient dans un premier temps que des avantages à la possibilité de disposer d'une somme d'argent qui se reconstitue automatiquement au fur et à mesure des prélèvements opérés sur leur compte. Jusqu'au jour où le montant des intérêts perçus (entre 15 et 20 %) les colle dos au mur tels des condamnés.
Ça ne « Pass » pas
« Ces crédits comportent de nombreuses irrégularités. En saisissant les tribunaux, on peut obtenir assez facilement la restitution des intérêts versés. J'ai gagné huit procédures sur neuf, insiste Pierre, un agent immobilier de la Côte basque. La dernière décision rendue en sa faveur par la cour d'appel de Pau date du mois de septembre dernier. Elle a prononcé la déchéance du droit aux intérêts de la société S2P.
Liée à l'enseigne de grande distribution Carrefour, celle-ci distribue la carte Pass, qui permet d'effectuer des achats à crédit dans les magasins du groupe. Au mois de novembre 2003, après avoir accepté une offre préalable de crédit, le commerçant biarrot s'était vu remettre le fameux rectangle plastifié avec la possibilité de bénéficier d'une réserve de 4 000 euros.
Sous peu, Carrefour lui restituera 2 368,15 ? d'intérêts « indûment versés ». La cour d'appel a estimé que la Société des paiements Pass avait failli à ses obligations contractuelles. Le contrat étant renouvelable par tacite reconduction un an après sa souscription, l'agent immobilier aurait dû en être informé au moment de l'échéance. De la même façon, il aurait dû être avisé de la variation des taux avant chaque modification.
Recours juridiques
Peu de détenteurs le savent. Mais le Code de la consommation et diverses dispositions juridiques encadrent les conditions de délivrance de ces cartes de crédit distribuées le plus souvent par des organismes spécialisés ou des grandes surfaces. Outre le défaut d'information, le dépassement du plafond fixé dans l'offre initiale, une erreur sur le calcul du taux effectif global (TEG), l'absence de la date d'expiration du délai de rétractation lors de la souscription de l'offre font tomber les intérêts et rendent le crédit gratuit.
L'option judiciaire peut être plus porteuse que le recours à la procédure de surendettement. « Je traite des dizaines de dossiers de ce type chaque année. Dans la grande majorité des cas, nous obtenons gain de cause, affirme Jean-Pierre Dudognon, expert financier à Poitiers. Curieusement, les débiteurs n'ont pas le réflexe de faire examiner leur dossier alors que les sommes en jeu sont souvent importantes. »
Au bout de dix ans, il n'est pas rare que l'usage d'une réserve initiale de 5 000 euros revienne à 20 000 euros.
Les contrats revolving sont rarement d'une grande lisibilité pour le profane. Alors que chiffrer le coût du crédit nécessite un minimum de temps, l'urgence dicte le plus souvent sa loi à des clients en proie à la fièvre acheteuse. Seule importe la possession immédiate du portable, de l'écran plat. « Ne voulant pas perdre sa commission sur la vente et parfois même sur le crédit, le vendeur ne donne qu'une information partielle », déplore Pierrick Houga, le responsable du cabinet CTreso à Mont-de-Marsan.
Hyper-rentables
Attirées par la faiblesse des mensualités, les personnes aux revenus modestes se ruent sur ces cartes sans s'apercevoir que leurs remboursements ne serviront pour l'essentiel qu'à payer les intérêts. Un piège majuscule dans lequel tombent nombre de foyers déjà endettés.
Banquiers et distributeurs s'opposent depuis des années à un renforcement de la réglementation de peur de voir se déplumer la poule aux oeufs d'or. Ces financements, malgré les contentieux et les impayés, restent des opérations très rentables. « Le taux tourne autour de 17 % alors que les professionnels achètent en ce moment l'argent sur le marché financier à un peu plus de 1 % », constate Pierrick Houga.
(1) Des spécialistes comme Jean-Pierre Dudognon ou Pierrick Houga proposent des expertises simples à moins de 100 euros. Mais on peut aussi contacter l'Association française des usagers des banques (Afub) et les associations de consommateurs Que Choisir ou CLCV via leurs sites Internet.
Auteur : DOMINIQUE RICHARD d.richard@sudouest.com
Zimbabwe : Pour 100 billion de dollars, aujourd'hui t'as plus rien
Fred de Mai - 04/12/09 -
Alors que nous vivons une période de crise que dire du marasme économique que traverse le Zimbabwe, imaginez que 3 œufs valent là bas, 100 billions de dollars, pour mieux vous rendre compte, 100 billion c’est 11 zéro : 100 000 000 000…

Je vous invite à lire cet article (en) et ses images parlant d’elles-même, sur une vraie situation de crise dramatique comme je l’espère nous n’en vivrons jamais (hein messieurs les banquiers, cela ne peut pas arriver chez nous !??)
Eh mec, t’aurais pas la monnaie sur cinq cent mille millions de dollars ?

Quand la crise pousse à se loger groupé
Ouest-France -04/12/09 - Thierry Ballu

Loyers qui explosent. Terrains trop chers. Villes dont il faut « densifier » l'habitat...Le logement coopératif peut apporter une réponse, dans le respect de l'environnement.
Ni locataire, ni propriétaire
Les coopératives d'habitation, « comme il en existe au Québec ou en Suisse », demandent, pour exister, un nouveau statut. Car ce genre de logement se situe « à mi-chemin entre location et propriété, favorisant la mixité sociale, la démocratie et la non-spéculation », précise Bertille Darragon, coordinatrice d'Habicoop, association militante née en 2005, à Lyon. Les habitants prendraient des parts dans les immeubles et les maisons, comme des agriculteurs le font dans une coopérative agricole, sans plus-value possible. Reste à adapter la loi. Trois députés Verts ont fait une proposition en ce sens.
Le prix et les voisins
Une trentaine de projets sont en attente en Rhône-Alpes. Mais d'autres formules d'habitat groupé, s'accommodant de la législation actuelle, voient le jour sous l'impulsion de « personnes qui veulent des matériaux sains et respecter l'environnement. D'autres, âgées notamment, recherchent un voisinage actif et solidaire. C'est parfois le besoin de se loger à moins cher qui prime », explique Olivier Cencetti, coordinateur de l'Écho-Habitants, à Nantes. Chevaigné près de Rennes, a un écohameau. Même chose au Plessis-Grammoire, près d'Angers. Nantes a deux projets.
Le Corbusier, déjà...
Le phénomène n'est pas nouveau. La Cité radieuse de Le Corbusier, à Rezé, près de Nantes, est née dans le creuset de l'habitat coopératif. Juste après-guerre, dans une période marquée par le déficit de logement. Les habitants étaient collectivement propriétaires. En 1971, la loi Chalandon leur a imposé de changer de statut : elle promeut au contraire une France pavillonnaire et individualiste. Aujourd'hui, le régime coopératif permet encore de construire à plusieurs, mais pas de gérer un immeuble ou un lotissement.
Ensemble chacun chez soi
Christian Coppo a réalisé son rêve : il a rejoint le lotissement de la Côte de Bellevue, à Angers. Dix-sept maisons, une cinquantaine d'habitants : cet ensemble HLM est né de la volonté d'habitants « qui veulent vivre ensemble, chacun chez soi ». Ici, on mutualise. Un atelier bois, une salle pour les ados, un four à pain, un studio collectif pour les amis de passage, un potager, trois râteaux, une seule tondeuse. L'association des habitants se réunit chaque mois. « L'une des familles est d'origine algérienne, un autre est malgache. On se parle, on s'entraide. Nous nous apprécions sans être tous des amis intimes. C'est cela, la normalité. »
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Rencontres nationales des coopératives d'habitants, à Nantes, jusqu'à dimanche. Rens. www.lechohabitants.org
A lire également sur Ouestfrance-immo.com :
► Habitat groupé : un choix de vie écolo et solidaire
Libertés - Collectif " Non à Edvige " opposition et nouvelle pétition
Un collectif s'oppose aux nouveaux fichiers de police
NOUVELOBS | 04.12.2009 |
Dénonçant "le fichage des mineurs dès 13 ans", et le fichage de l'"origine géographique", le collectif "Non à Edvige" a déposé des recours contre les deux nouveaux fichiers de police créés par décrets le 18 octobre, après le retrait d'Edvige.
Le collectif "Non à Edvige" a annoncé vendredi 3 décembre le dépôt au Conseil d'Etat de recours contre les deux nouveaux fichiers de police créés par décrets le 18 octobre, après le retrait du fichier controversé Edvige.
Ce collectif, qui regroupe une douzaine d'organisations, dont Aides, la CGT, la CFDT, la FSU, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et le Syndicat de la magistrature (SM, gauche), a déposé ses deux recours le 30 novembre, ont précisé leurs représentants lors d'un point de presse. Au nom de la FSU et de l'Interassociative lesbienne, gay, bi et trans (Inter-LGBT), Philippe Castel a dénoncé le "cynisme" et la "duplicité" des nouveaux fichiers sur la "prévention des atteintes à la sécurité publique" et "les enquêtes administratives liées à la sécurité publique".
Il a dénoncé le choix de la voie réglementaire. "Cela fait partie pour nous des fondamentaux, que de faire passer les fichiers de police par la loi", a-t-il dit.
Les représentants des associations signataires ont dénoncé notamment "le fichage des mineurs dès 13 ans", ainsi que le fichage de l'"origine géographique", qui s'apparente pour eux à un "fichage ethnique" déguisé. Le collectif a également lancé une pétition demandant le retrait des "nouveaux fichiers Edvige", qui a reçu depuis le 30 novembre 7.908 signatures.
"Des moyens de plus en plus disproportionnés sont utilisés au nom de la lutte contre la petite et moyenne délinquance", a estimé Meryem Marzouki, de l'Iris (Imaginons un réseau internet solidaire).
Pour obtenir l’abandon Nouvelle pétition du Collectif « Non à EDVIGE » Accueil du site
Nouvelle pétition ICI « Non à EDVIGE »
Les rois de la piquouze
Dites "Grippe Aah" / jeudi 3 décembre par Cyril Da - Bakchich Info

Victoire ! Les Français rechignaient à se faire vacciner contre la Grippe A, mais on est déjà devenu les champions de la piquouze.
Le 26 novembre, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot annonçait que 600.000 personnes avaient été vaccinées en France contre la Grippe A. Lundi dernier 30 novembre, le "cap" du million était franchi, selon Didier Houssin, directeur général de la Santé.
Roselyne Bachelot date le début de sa campagne au 20 octobre. Entre cette date et le 12 novembre (ouverture des centres de vaccination), 140.000 personnes environ ont été vaccinées.
Entre le 12 novembre et la conférence de presse du 26 (campagne pour les collèges et lycées), 460.000 personnes de plus ont été vaccinées.
Et entre le 26 et le 30 novembre, 400.000 encore pour atteindre –officiellement- "le million, le million !".
A raison de 1167 centres répertoriés dont 962 en moyenne ont été activés chaque jour (source gouvernementale toujours), 400.000 personnes vaccinées du 26 au 30 novembre nous donne un rythme de 415 personnes par centre et par jour, soit 51 personnes à l’heure.
(Méthode de comptage sur une journée continue de 8h samedi inclus, soyons fous, même si ceux qui se sont fait vacciner savent que les horaires d’ouverture des centres ne permettent pas ce rythme effréné. Quant aux médecins, ils ne vaccinent pas. L’armée, en revanche, est disponible).
Voilà pour la théorie, mais prenons l’exemple parisien. Douze centres de vaccinations, qui annonçaient sur la seule journée du 25 novembre, un total de 4438 injections. Soit 369 vaccinés par centre en moyenne. Déjà un petit manque de pep’s eu égard aux chiffres officiels.
Ah, la productivité à la française !
Pour tenir le rythme, il faudrait donc un peu plus d’une minute par personne vaccinée (hors temps d’attente, pour un adulte consentant sachant lire et écrire) pour :
se faire accueillir au centre de vaccination, présenter sa carte vitale
remplir un questionnaire : nom prénom adresse + 10 questions de santé (allergie, fièvre, état de santé, suivi médical ; etc.)
faire vérifier le questionnaire
s’entretenir brièvement avec un médecin, qui répond aux éventuelles questions
se faire administrer le vaccin
récupérer son carnet de santé dûment tamponné en "sortie administrative".
On attend avec impatience les stats de productivité de la vaccination en hôpital. D’ici là, grosse fatigue à prévoir pour les candidats à la vaccination comme pour le personnel médical.
Culture du chiffre
France-Info - Jean-Pierre Gauffre -04/12/09

Quand les policiers manifestent contre la culture du chiffre... Croyez-moi ou pas, mais des policiers qui manifestent, c’est toujours une bonne chose… Ils se mettent de l’autre côté du miroir et en face, les CRS savent plus quoi faire… Et puis c’est les seules manifs où il y a autant, voire plus de monde selon la police que selon les organisateurs, puisque c’est les mêmes… D’autant que sur le fond, on ne peut être que d’accord avec les raisons de ces manifestations… Ils font un métier difficile, mal compris, mal aimé, avec des horaires impossibles, où les heures supplémentaires ne sont jamais payées… Elles sont récupérées quand c’est possible, et ça crée de situations inextricables dans les tableaux de service des commissariats, puisqu’un policier en récup est censé être quand même en service… On constatera donc cette particularité du policier français, seul mammifère au monde doté du don d’ubiquité, qui lui permet d’être à la fois en service le long de la route au bout de ses jumelles et en récup, en train d’installer des étagères Ikea dans son salon… En France, on a des policiers bioniques, avec des super-pouvoirs, et on ne le sait pas… On l’a vu, ce qui les met surtout hors d’eux, c’est cette culture du chiffre que leur impose le ministère de l’Intérieur… On en avait parlé il y a quelques mois, déjà… Et l’équation est facile à comprendre : culture du chiffre + heures supplémentaires = ras-le-bol… Comment y remédier ? Comme toujours allons au plus simple… Supprimons de leurs tâches ce qui n’est pas vraiment utile… Est-ce que vous croyez, par exemple, que c’est à la police de fournir le Figaro en photos de Jean-Pierre Treiber pendant sa cavale ? Bien sûr que non… Evidemment, si les salaires de la profession avaient suivi, on n’en serait peut-être pas réduit à ces extrémités, qui ont dû demander du travail en plus… Toujours ces satanées heures supplémentaires non payées… Est-ce qu’on ne peut pas, non plus, leur retirer des missions qui les font travailler inutilement ? Si, par exemple, ils arrêtent de verbaliser les dangereux anarchistes qui sapent les fondements de notre société en fumant au volant… S’ils arrêtent de fabriquer des fausses preuves contre les redoutables terroristes corréziens de Tarnac… S’ils arrêtent de traquer tous ceux qui mettent à mal les valeurs de la République en téléchargeant le dernier Jean Dujardin sur Internet, vous allez voir que ça va leur libérer du temps pour faire autre chose, qu’ils vont limiter les heures supplémentaires et qu’ils pourront enfin poser leurs étagères Ikea dans leur salon… C’est dans cette direction que Brice Hortefeux devrait définir ses priorités, mais évidemment, vous n’êtes pas obligés de me croire…
Quel sens donner au mot « Evolution » ?
France Info - Marie-Odile Monchicourt - 29 novembre 2009
Lorsque le mot "évolution" est mal compris ou lorsqu’il est mis au service d’une quelconque idéologie, il peut devenir dangereux. Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et éthologue*, redonne sens à ce mot qui n’a jamais été autant prononcé qu’en cette année Darwin.

A l’époque de Darwin, seuls les militaires employaient ce mot pour parler de parade et de mouvements sur les champs de bataille. Et le mot évolution est apparu après Darwin, même si l’idée d’évolution était en Darwin.
Philosophiquement, c’était fondamental, avant Darwin, on avait une vision du monde « fixiste ». Après lui, on constate que tout change. Les pierres changent, les astres changent, les plantes changent, elles s’éliminent, elles prennent des formes différentes.
Les êtres vivants, animaux et humains changent. Et en plus, les êtres humains changent le milieu qui les changent. Tout est en remaniement constant et le mot évolution devient fondamental. Dès l’instant où on a pensé en terme d’évolution, on a mis l’homme au sommet de cette évolution, bien sûr. Et cela c’est assez dangereux car cela prépare au darwinisme social, c'est-à-dire aux théories nazies.
Je me souviens encore de cette publication où un homme avait calculé l’intelligence en fonction du « poids du cerveau ». Il avait fait la classification suivante : tout en bas de l’échelle, il y a les gorilles, les Maltais, les femmes, les juifs. Et en haut de l’échelle, il y a les Allemands et les Anglais. Question : Quelle est la nationalité de l’auteur de cette article scientifique ? C'est-à-dire, qu’il y avait une idéologie raciste dans ses travaux soi-disant scientifiques.
Or, actuellement, au XXIème siècle, on pose le terme d’évolution de manière totalement différent. Par exemple, on constate qu’en Afrique de l’Ouest, la culture de l’Igname se développe beaucoup, ce qui permet de nourrir les habitants. Donc il y a une déforestation énorme et beaucoup d’eau revient dans les marais. C’est un paradis pour moustiques et l’on voit réapparaître le paludisme.
Sauf que les gens qui ont une maladie génétique : la thalassémie - c'est-à-dire que nous avons normalement des globules rouges qui sont comme des cupules et qui transportent l’oxygène dans le sang- Et là, à cause d’un déterminant génétique, il y a une maladie des globules rouges qui transportent mal l’oxygène. Et les moustiques femelles ne sont pas intéressés par ces gens, ils ne les piquent pas.
Et actuellement, autour de la Méditerranée et en Afrique, cette maladie, la thalassémie se développe énormément. Donc, on a là un raisonnement systémique : les hommes changent le milieu, les moustiques interviennent et les hommes sont changés par le milieu qu’ils ont eux-mêmes changé.
Là, on a une preuve de la sélection naturelle de Darwin sauf que, la sélection naturelle, ce n’est pas la sélection du plus fort, mais dans l’exemple que je vous propose, c’est la sélection du plus apte. Et puis surtout il y a la découverte du génome qui montre que maintenant, les chimpanzés, les vers de terre et les hommes ont pratiquement le même nombre de gênes. C'est-à-dire que les chimpanzés sont terriblement vexés d’avoir le même nombre de gênes que nous…..
* L'éthologie est une discipline scientifique qui étudie les comportements de toutes les espèces animales
Transparence totalitaire mesquine, selon H. Guaino, Conseiller spécial, concernant ses primes et salaire dévoilés par M. Dosière
Les primes d'Henri Guaino s'élèveraient à 157.512 euros par an
NOUVELOBS.| 04.12.2009 |
René Dosière a rendu public les chiffres d'un rapport parlementaire permettant de connaître la prime touchée par Henri Guaino. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy avait refusé de confirmer son salaire, un salaire qui s'élèverait à 18.626 euros par mois.
Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, toucherait 157.512 euros d'indemnités de sujétions particulières (prime de cabinet) par an, selon des chiffres rendus publics jeudi 3 décembre par le député apparenté PS René Dosière sur la base d'un rapport parlementaire.
Dans le document présenté par Jean Launay, rapporteur spécial sur le budget "Pouvoirs publics", dans le cadre projet de loi de finances pour 2010, un tableau dresse l'état des effectifs des personnels de l'Elysée, du 1er janvier au 31 juillet 2009, par administration d'origine.
Données fournies par l'Elysée
Ce tableau a été établi à partir de données fournies par la présidence de la République.
Une seule personne, selon le tableau, est issue de la Cour des comptes.
Un second tableau fait état du "coût des personnels en fonction à la présidence de la République par administration". Coût inscrit dans la colonne "Cour des comptes": 132.856,53 euros par an au titre du "coût salarial" (soit environ 5.500 euros de traitement par mois comme conseiller à la Cour des comptes) et 157.512 euros par an au titre des indemnités de sujétions particulières (prime de cabinet), soit 13.126 euros par mois. Ce qui représenterait donc une rémunération mensuelle d'environ 18.626 euros.
"Transparence totalitaire mesquine"
"Cela ne peut concerner que la seule personne issue de la Cour des comptes (à l'Elysée). A ma connaissance, il n'y en a qu'une, c'est Henri Guaino", a indiqué René Dosière, spécialiste du Budget de l'Elysée, lors d'un point de presse.
Henri Guaino était entré, comme conseiller-maître, à la Cour des comptes en septembre 2006. "Je ne réponds pas du tout à ce genre de questions", avait déclaré Henri Guaino. "J'ai un salaire qui est déclaré au fisc, qui est conforme aux règles de la fonction publique, je n'ai rien à rajouter là-dessus, je n'entrerai pas dans ce débat", avait-il dit.
Après la publication de ces chiffres, mercredi, par Le Canard enchaîné, le conseiller spécial de l'Elysée, interrogé sur France Inter, avait refusé de confirmer ce salaire et dénoncé "une espèce de transparence totalitaire, mesquine".
(Nouvelobs. avec AFP)
Coqs plumés - Le billet d’humour de Robert Solé
LE MONDE | 04.12.09 |
Les gardiens de la paix en ont assez : salaires trop bas, moyens insuffisants... Ils ne veulent plus qu'on leur impose des quotas de contraventions. "Non à la religion du chiffre !", proclamaient-ils jeudi lors de manifestations laïques qui ont réuni cinq mille policiers selon les organisateurs et deux mille selon la police.
Quand ils font la guerre, les gardiens de la paix se lâchent. "Policiers asphyxiés, citoyens vaches à lait !", hurlait un haut-parleur, dans le 12e arrondissement de Paris.
"Ras-le-bol des salades, les poulets veulent du blé !" On a même entendu le secrétaire général de leur principal syndicat menacer les pouvoirs publics en ces termes : "Un policier en colère peut très vite devenir un coq de combat."
Sachant qu'un coq de combat en colère peut très vite devenir un loup, un tigre, un lion...
Les manifestants n'ont pas pu s'empêcher de distribuer des PV. Des PV de couleur verte, comme l'herbe des prés, intitulés "Lettre aux citoyens" et qui s'adressaient aux vaches à lait. Mais pourquoi tant d'énervement ? Les gardiens de la paix ont été entendus. Ils obtiendront certainement satisfaction, quand les poules auront des dents.
Identité nationale - Inquiétudes à droite sur les risques de dérapage du débat
LE MONDE | 02.12.09
Je veux du gros rouge qui tache." C'est la consigne qu'a donnée Nicolas Sarkozy à ses ministres à l'Elysée en novembre. En plein débat sur l'identité nationale et à l'approche des élections régionales de mars 2010, nul besoin de délicatesse alors qu'il faut reconquérir les classes populaires de nouveau sensibles au Front national. "Le message était : "affirmez vos convictions, n'hésitez pas à cliver, les Français nous soutiennent"", raconte le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux.
La stratégie était engagée depuis septembre. Le premier fut Eric Besson, avec l'évacuation de la "jungle de Calais", puis l'organisation d'un charter franco-britannique renvoyant chez eux trois Afghans interpellés en France et la dénonciation des mariages "gris". M. Hortefeux a proposé d'instaurer un couvre-feu pour les mineurs délinquants de moins de 13 ans. Xavier Darcos s'en est pris aux employeurs de travailleurs clandestins. Chacun a fait du zèle. Sans doute trop.
Et voilà que Nicolas Sarkozy suscite des inquiétudes au sein du gouvernement. Alors que la votation suisse du dimanche 30 novembre interdisant la construction des minarets accentue les risques de dérapage. L'Elysée nie qu'il y ait un problème similaire en France et un proche du président fustige "l'intelligence" des porte-parole de l'UMP qui ont cru bon de faire preuve de compréhension pour les électeurs suisses.
"On voit que l'identité nationale est un sujet dangereux. Il faut redonner au débat de la dignité et de la profondeur", s'inquiète un ministre, qui estime qu'"on aurait dû faire d'abord une série de grands colloques".
Pour un autre membre de gouvernement, "ce débat est une opération purement politique depuis le début. Comme dans l'affaire Jean Sarkozy, les ministres appliquent tous la consigne du président en même temps, Cela devient lourdingue", Un peu comme une barque que les passagers déséquilibreraient complètement en se déplaçant tous en même temps.
"Je ne pardonnerai jamais à Nicolas Sarkozy d'avoir mélangé l'identité nationale et l'immigration", avait reproché Martine Aubry, première secrétaire du PS, le 22 novembre. Sur le terrain et sur le site Internet de débat sur l'identité nationale, les participants parlent peu d'identité, beaucoup d'immigration.
Devant des députés UMP, M. Sarkozy a estimé, mardi 1er décembre, à propos de la votation suisse qu'"il ne faut pas faire l'autruche. Il s'agit d'un message qu'envoie le peuple à ses élites".
Mais cette campagne jugée populiste le coupe lui aussi des élites, comme le déplore depuis un an Xavier Darcos. Le chef de l'Etat l'a reconnu samedi devant l'UMP : "Nous devons nous attaquer à bras-le-corps au vide sidéral de notre présence, celle de la droite républicaine et du centre, dans un secteur de la population absolument central, appelons les sachants, les enseignants, les connaissants."
A court terme, M. Sarkozy a annulé, dès vendredi, sa participation au colloque intitulé "Qu'est-ce qu'être français ?", organisé le 4 décembre par l'Institut Montaigne de Claude Bébéar, dont Le Monde est partenaire.
Ce n'est pas à cause de la protestation de la société des rédacteurs du Monde. Officiellement, c'est un problème d'agenda : M. Sarkozy se rendra à Londres pour recoller les morceaux avec la City après la nomination de Michel Barnier au poste de commissaire européen chargé des services financiers. ( note : annulé aussi ? par les Britanniques cette fois ... )
Surtout, il n'aurait rien à ajouter à son discours du 12 novembre prononcé à La Chapelle-en-Vercors. "A force de cultiver la haine de soi, nous avons fermé les portes de l'avenir", avait dit M. Sarkozy. Il avait à la fois fait l'éloge de la diversité et du métissage tout en expliquant qu'"on est Français parce qu'on regarde la chrétienté et les lumières comme deux versants d'une même civilisation".
L'invocation du risque de répétition est nouvelle. L'Elysée explique sans cesse qu'il convient de marteler les messages. M. Sarkozy l'a fait lors d'un discours-fleuve, mardi, à Toulon, sur sa politique économique, sans la moindre annonce.
Il réunira prochainement ses ministres pour arrêter des propositions, qu'il présentera au plus tard le 4 février 2010, lors de la clôture du débat sur l'identité nationale.
Henri Guaino, la plume du président, a défendu la stratégie électorale de l'Elysée. "Dans la campagne, on parle des sujets qui préoccupent les Français", a-t-il expliqué, mercredi sur France Inter. Immigration, sécurité, banlieue, il est certain que c'est un souci.
Sur l'identité nationale, M. Guaino se fait soudain plus hésitant : "On pense que si", nuance-t-il. "Ce débat prend de l'ampleur. C'est très bien ainsi. Il va durer le temps qu'il faudra pour que les Français se sentent bien. Il y a une forme de thérapie collective", a expliqué la plume du président, estimant que "tous les Français se mettent à participer à ce débat, y compris ceux qui le refusent."
Arnaud Leparmentier
Sur le site d'Eric Besson : le pire du débat sur l'identité nationale
LEMONDE | 04.12.09
Ensemble", "Le refuge des opprimés", "Notre diversité", "Liberté, égalité, fraternité"... A première vue, le site Internet lancé le 2 novembre par Eric Besson pour recueillir les contributions des Français au débat sur l'identité nationale est une célébration du vivre-ensemble.
Pourtant, depuis son lancement il y a un mois, ce blog hébergé par le site du ministère de l'immigration est devenu un véritable défouloir pour la France décomplexée. Le café du commerce sous les ors de la République.
Le ministre de l'identité nationale, Eric Besson, s'est lui-même ému mercredi que des contributions présentant "un caractère raciste et xénophobe" aient échappé à la vigilance de l'équipe de modération. Il évalue le nombre de commentaires problématiques à une dizaine et précise en avoir exigé le retrait immédiat.
Qui sème le vent ....
La Suisse n'attire plus ...
Check-list Le Monde 04 Décembre 2009
La crise fait fuir les plus riches : 24 Heures révèle que la Suisse a perdu 5 milliardaires cette année.
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Japon - Des policiers travestis contre les voleurs à la tire
Actualités Japon le 26/11/2009 à 13h00 par AFP
A Nagoya, des policiers japonais experts en arts martiaux arpentent, déguisés en femmes, les rues de Nagoya (centre) la nuit pour prendre sur le fait les voleurs à la tire.
Depuis le mois d'octobre, ces drôles de dames, équipées de perruques, talons aiguilles et surtout de sacs à main de luxe, servent d'appât pour attirer les chapardeurs.
Les candidats doivent répondre à des critères précis: être svelte et ceinture noire de judo ou karate. "Des policiers costauds seraient immédiatement démasqués", a expliqué un officier cité par le quotidien Asahi.
Un membre de l'escouade taille mannequin (1,71 mètres pour 61 kilos) s'est dit fier de sa mission: "C'est lâche de s'attaquer à de faibles femmes".
La ressemblance des policiers déguisés avec les membres du beau sexe prête parfois à confusion: un jeune policier a ainsi confié la "panique" qu'il a ressentie lorsqu'un conducteur s'est arrêté à son niveau, lui proposant d'aller faire un tour en ville.
L'unité n'a pour l'instant arrêté aucun voleur, a précisé le journal.
A lire aussi: La police de Tokyo veut en finir avec les tripoteurs du métro
La police de la capitale japonaise a lancé une campagne pour mettre un terme aux agissements des tripoteurs s'attaquant aux femmes dans les transports publics. Des lycéennes en uniforme se sont jointes à cette mission
vendredi 4 décembre 2009
Libertés locales - Collectivités territoriales - Journée du 2/12/2009 au Conseil constitutionnel avec Michel Vauzelle
Michel Vauzelle, accompagné de plus de 300 citoyens, a déposé au Conseil constitutionnel un texte le mettant en garde de l'inconstitutionnalité de la réforme des collectivités territoriales.
Après avoir rencontré durant une demi-heure le Président du Conseil, Michel Vauzelle a partagé avec toutes les personnes présentes des mille-feuilles qui ne sont que des pâtisseries ! Une vidéo donnera un aperçu des chaleureux moments passés ensemble.

Ce n'est qu'un premier rendez-vous pour défendre nos libertés locales et nos services publics de proximité.
Prochaine étape : Docks des Suds (Marseille), le 17 décembre prochain à partir de 18h pour un Rassemblement des Résistances
Conseillers territoriaux : Des dirigeants de la majorité critiquent le mode d'élection
Les échos [ 03/12/09 ]
Le mode de scrutin pour élire ces conseillers, issus de la fusion des conseillers régionaux et généraux, est complexe. Il suscite les critiques du Nouveau Centre et de ténors de la majorité tels Jean-François Copé et Bernard Accoyer.
Les prises de position de ténors de la majorité hostiles au mode de scrutin pour élire les futurs conseillers territoriaux s'accumulent. Déjà contesté par la gauche, le dispositif choisi par l'exécutif prévoit que ces conseillers, produits de la fusion des conseillers régionaux et généraux, seront élus, à partir de 2014, au cours d'un scrutin à un tour (au lieu de deux actuellement).
80 % d'entre eux seraient issus d'élections uninominales, organisées dans chaque canton. Les voix de leurs adversaires malheureux seraient comptabilisées à l'échelle du département pour désigner, à la proportionnelle, les 20 % restants. Un système complexe qui suscite des critiques parfois contradictoires.
Le point le plus contesté est le passage d'une élection à deux tours à un scrutin à un tour : le parti le plus puissant n'a plus besoin de rechercher d'alliés pour l'emporter. Le PS a déjà dénoncé une« manoeuvre »destinée à palier le manque de réserves de voix de l'UMP.
Petite formation de la majorité, le Nouveau Centre s'inquiète d'un« système fait pour l'UMP et le PS ».
Probable « bras de fer »
Des plaintes qui viennent de trouver un écho au sein de l'UMP. Mardi, le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, s'est dit« très réservé »sur l'élection à un tour qu'il juge« contraire »à la« diversité » politique.
Le débat « n'est pas clos », a-t-il insisté. Hier, c'est le député UMP de l'Aube François Baroin qui a promis« un bras de fer »sur le sujet :« La conséquence directe d'un scrutin à un tour, c'est l'élimination de partenaires comme le Nouveau Centre »,a-t-il déclaré devant lapresse parlementaire.
Même s'il n'emploie pas ce genre de mots publiquement, le président du Nouveau Centre Hervé Morin est également très remonté. Il juge le dispositif gouvernemental« incompréhensible » et trop favorable aux grandes formations. Les 20 % d'élus à la proportionnelle étaient une contrepartie accordée à son parti, mais le dirigeant centriste critique des dispositions restrictives qui en atténuent le bénéfice pour son organisation.
Pour davantage de clarté, il souhaite aussi que les électeurs disposent de deux séries de bulletins de vote : un pour le scrutin uninominal, et l'autre pour la partie proportionnelle.« Le président de la République et le Premier ministre m'ont dit qu'ils étaient prêts à évoluer »,répète-t-il, faisant de cette évolution un casus belli.
Le risque d'assemblées instables
L'ennui, pour les centristes, est que l'introduction d'une dose de proportionnelle ne fait pas non plus l'unanimité dans la majorité. François Baroin y voit« un venin, même si la dose est minime ». « C'est le mode de scrutin des assemblées instables »,avait critiqué dès fin septembre le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer. A l'inverse, Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la Famille, redoute que l'extension du scrutin uninominal se fasse au détriment de la parité.
Le ministre de l'Intérieur s'est déclaré hier« ouvert aux propositions ». Ce texte sensible ne sera examiné par l'Assemblée et le Sénat qu'après les régionales de mars.
ELSA FREYSSENET, Les Echos


